Le 13 avril (heure locale), s'adressant à l'agence de presse TASS, M. Eduard Boos, directeur de l'Institut de physique nucléaire Skobeltsyn de l'Université nationale de Moscou (MSU), a déclaré que ce réseau faisait partie intégrante du projet fédéral intitulé "Ressources humaines pour l'espace".
L'objectif principal du projet est de renforcer la capacité de recherche sur les explosions de rayons gamma (considérées comme les événements d'explosion les plus violents et les plus brillants de l'univers depuis le Big Bang. Ce sont des flux de rayonnement électromagnétique à énergie extrêmement élevée, libérés en très peu de temps), les phénomènes gamma temporaires et en particulier les éclats violents à la surface du Soleil.
Selon le calendrier prévu, un groupe de 3 satellites équipés de détecteurs de rayons gamma spécialisés sera lancé en orbite en 2027. Parmi eux, 2 satellites seront directement développés par des experts de l'Université nationale de Moscou et le troisième satellite sera produit par l'Université fédérale Immanuel Kant Baltic. La coordination entre ces principaux établissements d'enseignement montre les efforts de la Russie pour former des ressources humaines hautement qualifiées pour l'industrie aérospatiale.
M. Boos a expliqué en détail lors de la réunion du Conseil spatial de la MSU que l'exploitation simultanée de 3 satellites permet aux scientifiques de déterminer l'origine des signaux par la méthode triangulaire géométrique. Il s'agit d'une technique avancée qui permet d'affiner les coordonnées des épidémies avec une précision beaucoup plus élevée que les méthodes d'observation individuelles précédentes, aidant ainsi les chercheurs à mieux comprendre la nature physique de ces phénomènes cosmiques.
Le projet bénéficie d'un soutien global du directeur de la MSU, Viktor Sadovnichy, en particulier pour les initiatives liées à la gamme de petits satellites CubeSat. L'application de CubeSat permet de réduire les coûts tout en assurant une efficacité élevée de la collecte de données scientifiques.
Le succès de ce réseau de satellites n'a pas seulement une signification académique, mais joue également un rôle important dans l'amélioration du système d'alerte précoce aux phénomènes météorologiques cosmiques qui pourraient perturber les infrastructures de télécommunications et les réseaux électriques sur Terre.