Le 14 avril, le journal The Korea Herald, citant des sources diplomatiques, a confirmé que l'envoyé spécial Chung Byung Ha effectuait une visite en Iran pour négocier la liberté de circulation.
Ici, le représentant sud-coréen a fourni des informations techniques sur 26 navires et 173 membres d'équipage qui doivent attendre près du détroit d'Ormuz. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a affirmé qu'il s'agissait d'une démarche diplomatique ouverte visant à protéger la vie des citoyens conformément au droit international, et non d'un accord commercial distinct ou de recherche d'une priorité particulière pour les compagnies maritimes.
Lors d'une réunion du cabinet au palais présidentiel, le ministre des Affaires étrangères Cho Hyun a rendu compte directement au président Lee Jae Myung de l'avancement des pourparlers à Téhéran.
En conséquence, l'envoyé spécial Chung Byung Ha discute en profondeur de la sécurité des navires battant pavillon sud-coréen ainsi que des questions humanitaires connexes. Parallèlement aux efforts de négociation, Séoul prévoit d'annoncer ce week-end un plan d'aide humanitaire pour le Moyen-Orient par le biais d'organisations internationales afin d'améliorer les conditions de vie dans les zones touchées par le conflit.
Il est à noter que l'industrie maritime est en émoi face au fait que le pétrolier Mombasa B de Janggeum Maritime a traversé avec succès le détroit selon l'itinéraire approuvé par la partie iranienne.
Cependant, le ministère sud-coréen des Océans et de la Pêche a déclaré qu'il ne surveillait pas directement ce navire car il s'agissait d'un navire de location et qu'il n'avait pas de membres d'équipage de nationalité sud-coréenne. Cet événement soulève des soupçons quant au fait que Téhéran commence à appliquer des mécanismes de péage de transit ou de contrôle des itinéraires distincts pour chaque groupe de navires spécifique traversant le golfe Persique.
Le fait que la Corée du Sud prenne l'initiative de dialoguer directement avec l'Iran est considéré par les observateurs comme une démarche concrète pour lever l'impasse de la chaîne d'approvisionnement énergétique.
Dans un contexte de stagnation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, le maintien d'un canal de communication technique et l'examen de paquets d'aide humanitaire sont des outils diplomatiques importants pour Séoul. L'objectif primordial est de protéger le flux commercial vital, tout en minimisant les risques économiques dus aux embouteillages prolongés à la porte d'entrée du détroit le plus important du monde.