La Corée du Sud est en train de passer à un état de réponse à la crise en raison de l'augmentation du risque d'interruption de l'approvisionnement énergétique du Moyen-Orient et de l'escalade continue des prix du pétrole.
Le Premier ministre sud-coréen Kim Min Seok a déclaré que le gouvernement devait renforcer le système de réponse proactive dans tous les organismes, tout en se préparant aux pires scénarios si la situation perdurait. Il a souligné que le gouvernement agirait d'urgence proportionnellement à la gravité de l'évolution actuelle.
Le gouvernement sud-coréen prévoit de créer une force spéciale chargée des urgences économiques dirigée par le Premier ministre, opérant selon un modèle de coordination interministérielle en tant que groupe unifié. Ce groupe se réunira 2 fois par semaine pour coordonner les réactions, tandis qu'une salle séparée des situations économiques d'urgence sera également mise en place au bureau du président.
Parallèlement, M. Kim Min Seok a appelé à l'adoption rapide d'un budget supplémentaire, soulignant qu'il s'agissait d'une exigence nécessaire pour protéger l'économie contre les risques. Le gouvernement et le parti au pouvoir ont convenu de construire un paquet budgétaire d'environ 25 000 milliards de wons (environ 439 000 milliards de VND), financé par des recettes fiscales supérieures aux prévisions au lieu d'émettre de nouveaux obligations.
Ce plan de soutien devrait se concentrer sur la réduction de l'impact de l'augmentation des coûts énergétiques, le soutien aux ménages vulnérables et la stabilisation de la chaîne d'approvisionnement. Les détails du plan seront annoncés après que le président Lee Jae Myung aura demandé l'élaboration d'un projet dans un court laps de temps.
Auparavant, Séoul avait mis en œuvre des mesures d'urgence, notamment un plafonnement des prix du carburant pour la première fois en près de trois décennies afin de contrôler la pression inflationniste due à la forte hausse des prix du pétrole et du gaz.
Les experts économiques estiment que le plan de relance pourrait soutenir une croissance limitée, mais qu'il recèle également un risque d'augmentation de l'inflation dans un contexte de marché volatil. On estime que ce plan budgétaire équivaut à environ 0,88% du PIB et pourrait contribuer à une croissance supplémentaire de 0,18 à 0,35 point de pourcentage au cours des quatre trimestres.
Sans mesures d'intervention, le prix de gros de l'essence pourrait fortement augmenter, pour atteindre environ 2 050 wons (plus de 36 000 VND) le litre à la fin du mois, contre environ 1 723 wons (plus de 30 000 VND) auparavant. Le gouvernement devrait envisager de réduire la taxe sur le carburant pour atténuer le choc.
La Corée du Sud importe environ 70% du pétrole brut du Moyen-Orient, ce qui rend l'économie vulnérable aux perturbations prolongées. Cette situation pourrait se propager aux matières premières industrielles telles que le naphte et l'urée, augmentant les coûts de production, exerçant une pression sur les exportations et la demande intérieure.