Le président sud-coréen Lee Jae Myung a exprimé le 6 avril ses regrets après l'intrusion d'un véhicule aérien sans pilote (UAV) dans l'espace aérien nord-coréen, soulignant qu'il ne s'agissait pas d'une action ordonnée par le gouvernement.
S'exprimant lors d'une réunion du cabinet, M. Lee Jae Myung a déclaré que l'incident provenait d'"actions irresponsables et téméraires de certains individus", provoquant des tensions militaires inutiles. Il a affirmé que Séoul s'engageait à prévenir des incidents similaires à l'avenir.
Selon les résultats de l'enquête des autorités sud-coréennes, un employé du Service national de renseignement et un militaire en service actif sont impliqués dans l'incident. M. Lee Jae Myung a souligné que la Constitution du pays n'autorise pas les actes de provocation personnelle contre la Corée du Nord.
Auparavant, Pyongyang avait déclaré que des avions volant du sud avaient violé l'espace aérien et l'avait qualifié d'acte de provocation grave, tout en indiquant qu'il avait abattu ces drones.
La Corée du Sud nie toute implication au niveau militaire et mène une enquête conjointe entre l'armée et la police. En conséquence, les procureurs ont poursuivi un homme de plus de 30 ans pour violation du droit de l'aviation et de la sécurité nationale liés à des vols non autorisés.
Ces derniers mois, la Corée du Nord considère la Corée du Sud comme le pays le plus hostile et ne répond pas aux tentatives d'approche du gouvernement de M. Lee Jae Myung.