Le 6 avril (heure américaine), s'exprimant à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a franchement partagé les objectifs stratégiques des États-Unis en Iran. Il a affirmé que les énormes ressources pétrolières de Téhéran sont actuellement entièrement sous le contrôle de l'armée américaine.
Selon lui, la prise de contrôle et l'exploitation des champs pétrolifères créent non seulement un avantage géopolitique, mais génèrent également d'énormes revenus, contribuant à compenser le budget de la défense qui subit une forte pression. Cependant, il reconnaît également une réalité objective: "Le peuple américain veut nous voir gagner et rentrer chez nous".
Cette déclaration a mis en évidence le problème épineux auquel est confrontée l'administration du président Donald Trump. D'une part, le contrôle de l'infrastructure pétrolière iranienne pourrait aider les États-Unis à récupérer d'énormes dépenses militaires, qui ont dépassé le seuil de 42,1 milliards de dollars après un peu plus d'un mois de combats.
Avec la fluctuation des prix mondiaux du pétrole, cela est considéré comme une source de compensation financière attrayante pour concrétiser son slogan "l'Amérique d'abord". D'autre part, le maintien d'une armée à long terme pour protéger ces installations rendra les États-Unis continuellement embourbés dans une guerre de consommation. On estime que la présence ici coûte à Washington environ 1 milliard de dollars par jour.
Malgré cela, le président Trump maintient son point de vue selon lequel l'Amérique mérite des avantages économiques proportionnels aux investissements militaires déployés. Le concept de "victoire" dans sa formulation ne se limite pas à l'armée, mais comprend également l'affaiblissement maximal des capacités financières de l'adversaire. Il estime que les électeurs, bien qu'ils souhaitent retirer leurs troupes, s'attendent toujours à un résultat retentissant avant de partir.
Actuellement, le Pentagone maintient toujours des frappes aériennes de haute intensité contre les objectifs stratégiques de l'Iran. Cependant, le calendrier précis du retrait des troupes n'a pas encore de calendrier clair. La réaction des électeurs américains dans un avenir proche sera le facteur décisif pour savoir si M. Trump choisira de s'engager dans l'objectif économique ou de donner la priorité au retrait des troupes pour apaiser la pression politique avant les élections.