Le 28 mars, répondant à une interview des médias, le vice-ministre russe des Affaires étrangères Andrey Rudenko a affirmé que Moscou serait contraint d'utiliser des mesures de représailles proportionnées si Séoul procédait à la fourniture d'armes au gouvernement de Kiev.
Le vice-ministre Rudenko a souligné qu'au cours de la période écoulée, par le biais de divers canaux diplomatiques, la Russie a continuellement transmis sa position cohérente et ferme aux responsables sud-coréens.
La Russie considère que la participation de la Corée du Sud à des activités de fourniture d'armes létales à l'Ukraine, directement ou indirectement, est un acte inacceptable.
Cet avertissement vise particulièrement l'implication de la Corée du Sud dans le programme Liste des demandes prioritaires de l'Ukraine, également connu sous le nom de mécanisme PURL.
Selon un responsable diplomatique russe, si Séoul ignore ces avertissements, les bonnes relations de coopération bilatérale existantes entre la Russie et la Corée du Sud subiront certainement des pertes extrêmement graves.
Dans le pire des cas, Moscou n'aura d'autre choix que d'activer des représailles correspondantes. Bien qu'il ait lancé un message ferme, M. Rudenko a exprimé l'espoir que la Russie ne serait pas forcée de prendre de telles mesures négatives.
La Corée du Sud est l'un des principaux pays exportateurs d'armes au monde avec une capacité de production de défense extrêmement impressionnante. Bien que jusqu'à présent le gouvernement de Séoul maintienne une politique d'interdiction des exportations d'armes létales vers les zones de conflit armé, la pression des alliés occidentaux ne cesse de croître.
Le fait que la Russie ait lancé un avertissement à ce moment sensible montre que Moscou veut étouffer toute intention de changer de politique dès le départ.
Cette action n'est pas seulement un rappel diplomatique ordinaire, mais aussi une démarche stratégique visant à protéger les intérêts de sécurité de la Russie face aux changements imprévisibles de l'époque.