Le président américain Donald Trump a déclaré qu'il envisageait de retirer les États-Unis de l'OTAN, dans un contexte de tensions croissantes avec les alliés européens concernant le conflit au Moyen-Orient.
S'adressant à la presse, M. Trump a déclaré qu'il aborderait cette question dans un discours d'ensemble du pays le soir du 1er avril (heure américaine) et a affirmé qu'il "envisageait pleinement" la possibilité de quitter l'alliance militaire. Il a exprimé son mécontentement face à l'OTAN lorsque les pays européens ont refusé de déployer des navires pour participer à l'opération de réouverture du détroit d'Ormuz.
L'OTAN a été créée en 1949, comprenant les États-Unis, le Canada et de nombreux pays européens, dans le but de faire face à la menace d'une attaque de l'Union soviétique et de devenir la base de sécurité de l'Occident pendant des décennies.
La déclaration de M. Trump intervient quelques heures seulement après que le secrétaire américain à la Guerre, Pete Hegseth, n'a pas réaffirmé l'engagement de Washington envers le principe de défense collective de l'OTAN, un élément essentiel qui stipule qu'un membre attaqué sera protégé par l'ensemble de l'alliance.
De nombreux pays européens ont rapidement réagi.
Le représentant du gouvernement français a souligné que l'OTAN est une alliance protégeant la région Europe-Atlantique, et ne vise pas à mener des opérations dans le détroit d'Ormuz. En Pologne, le ministre de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz a appelé à la calme, estimant qu'il n'y aurait pas d'OTAN sans les États-Unis, mais que la puissance des États-Unis est également liée à cette alliance.
Le gouvernement allemand a réaffirmé son engagement envers l'OTAN, tandis que le Premier ministre britannique Keir Starmer a déclaré qu'il agirait dans l'intérêt national, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coopération en matière de défense et économique en Europe.
Les tensions entre les États-Unis et l'Europe se sont accrues depuis le début du conflit iranien, ainsi que des désaccords sur le commerce et d'autres questions stratégiques. Certains pays comme la France, l'Italie et l'Espagne ont refusé de soutenir directement les opérations militaires américaines liées à l'Iran, notamment en limitant l'utilisation de l'espace aérien ou des bases militaires.
Ces développements soulèvent des questions sur l'avenir de l'OTAN et le niveau de cohésion entre les États-Unis et leurs alliés dans un contexte de crises internationales de plus en plus complexes.