Le 30 mars, le président américain Donald Trump a averti qu'il détruirait les installations énergétiques iraniennes si Téhéran ne réouvrait pas le détroit d'Ormuz, dans un contexte où le pays qualifie les propositions de paix de Washington de "irréalistes et illogiques".
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que Téhéran avait reçu une proposition de paix par l'intermédiaire de gré à gré, mais a souligné que la position de l'Iran était de se concentrer sur la défense contre ce qu'elle décrit comme une attaque militaire. Le 30 mars, le Parlement iranien a également adopté un projet de loi interdisant aux navires américains et israéliens et facturant des frais aux navires commerciaux traversant le détroit d'Ormuz.
Le conflit qui dure depuis un mois, à partir des frappes aériennes américaines et israéliennes sur l'Iran, s'est étendu à toute la région, causant d'importantes pertes humaines et perturbant l'approvisionnement mondial en énergie. L'Iran contrôle actuellement le détroit d'Ormuz, une route de transport d'environ 20% des ressources mondiales en pétrole et en gaz naturel liquéfié, ce qui exerce une forte pression sur le marché de l'énergie.
Pendant ce temps, les États-Unis continuent de renforcer leur présence militaire alors que des milliers de soldats de la 82e division aéroportée ont commencé à être déployés au Moyen-Orient, élargissant les options militaires pour Washington. La Maison Blanche a déclaré que M. Trump souhaitait toujours parvenir à un accord avant la date limite qu'il avait fixée, mais a averti qu'il agirait fermement en l'absence de progrès.
Dans le même temps, les attaques se poursuivent sur de nombreux fronts. Israël mène des frappes aériennes sur des cibles qu'il considère comme des installations militaires à Téhéran et les infrastructures du Hezbollah à Beyrouth. Un missile balistique iranien aurait survolé l'espace aérien turc avant d'être intercepté. Les forces Houthi au Yémen ont également lancé des drones sur Israël.
Des responsables américains affirment que les négociations sont toujours en cours, mais qu'il existe une différence entre la déclaration publique de l'Iran et ce que ce pays a échangé en privé. Un responsable de la sécurité pakistanaise a estimé que la possibilité d'un dialogue direct entre les deux parties dans un avenir proche n'est pas élevée.