Le président russe Vladimir Poutine a accepté de prolonger son contrat de fourniture de gaz à la Serbie dans le contexte de la crise énergétique mondiale due au conflit au Moyen-Orient - a annoncé le président serbe Aleksandar Vucic après une conversation téléphonique avec le président Vladimir Poutine le 30 mars.
Cette décision intervient dans un contexte où le marché mondial de l'énergie est en pleine tension, le conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran ayant gravement interrompu l'approvisionnement en pétrole et en gaz via le détroit d'Ormuz.
Selon M. Vucic, l'accord de prolongation a été conclu juste avant l'expiration de l'ancien contrat le 31 mars, ce qui a permis à la Serbie de continuer à recevoir du gaz de Russie avec des conditions "très favorables", notamment un prix nettement inférieur à celui de nombreux pays européens.
Le Kremlin a confirmé que les échanges entre les deux parties se sont concentrés sur le partenariat stratégique, dans lequel l'énergie reste le pilier clé. La Serbie maintient depuis longtemps des relations étroites avec la Russie, notamment dans le domaine du gaz, et dépend fortement des approvisionnements de Moscou.
Alors que de nombreux pays européens ont réduit ou cherché à échapper à l'énergie russe après le conflit ukrainien, Belgrade maintient fermement sa position de non-participation aux sanctions russes, tout en maintenant la coopération énergétique bilatérale.
Outre la question de l'énergie, les deux dirigeants ont également échangé des vues sur une série de points chauds internationaux, notamment le conflit iranien, la situation en Ukraine, ainsi que la sécurité au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine - des régions sensibles des Balkans.
Les observateurs estiment que la prolongation rapide par la Russie de son contrat avec la Serbie n'a pas seulement une signification économique, mais aussi un facteur géopolitique évident, dans un contexte où Moscou cherche à maintenir son influence en Europe par le biais de partenaires amicaux.
Du côté serbe, cet accord aide le gouvernement à éviter un choc des prix de l'énergie à court terme, tout en renforçant sa position de négociation alors que le marché régional connaît une pénurie d'approvisionnement.