Le 7 avril (heure locale), lors d'une rencontre avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères Winston Peters a souligné les graves impacts économiques que le conflit en Iran a causés à la Nouvelle-Zélande et aux îles du Pacifique.
M. Peters a affirmé que les États-Unis devaient bien comprendre leur responsabilité envers la stabilité de cette région, qui est extrêmement vulnérable aux chocs liés à l'approvisionnement et aux prix du carburant importé.
Pour répondre de manière proactive, la Nouvelle-Zélande a demandé aux États-Unis d'être prêts à mobiliser des navires de pétrole auxiliaires en Nouvelle-Zélande afin de distribuer le plus rapidement possible dans tout le Pacifique. "Nous leur demandons de ne pas attendre que l'incident se produise pour agir. Préparez-vous dès maintenant", a partagé M. Peters.
Auparavant, les dirigeants des Samoa et des Tonga avaient également exprimé leur profonde inquiétude et appelé à un soutien urgent pour l'approvisionnement en pétrole afin d'éviter une crise énergétique généralisée.

Cette discussion a eu lieu juste après que les États-Unis et l'Iran ont conclu un accord de cessez-le-feu de deux semaines par le biais des efforts diplomatiques du Pakistan. Cet accord a permis d'annuler l'ultimatum du président américain Donald Trump concernant la menace de destruction à grande échelle si l'Iran ne se rendait pas.
Face aux déclarations fermes du président américain Donald Trump concernant la fermeture du détroit d'Ormuz, M. Peters a refusé de commenter directement et a déclaré qu'il était temps d'avoir des "têtes froides" pour éviter les mauvaises décisions.
Bien qu'il estime que les relations entre Wellington et Washington sont bonnes, le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères reste prudent lorsqu'on l'interroge sur l'amitié entre les deux pays. Il a souligné que la compréhension et le respect mutuel sont plus importants que les éloges sociaux.
Le fait que la Nouvelle-Zélande recherche activement des garanties énergétiques auprès des États-Unis montre que la région du Pacifique est confrontée à des turbulences géopolitiques loin de la moitié de la Terre.