Le 24 février, la porte-parole de la Commission européenne (CE), Anna Kaisa Itkonen, a confirmé que des experts du groupe de coordination pétrolière discuteraient de la situation de l'approvisionnement en ressources énergétiques pour la Hongrie et la Slovaquie.
Selon Mme Itkonen, le groupe de coordination devrait se réunir à 10 heures du matin le 25 février afin d'inventorier et d'évaluer en détail les derniers développements. Il s'agit de la première réponse officielle de l'Europe après une longue période de retard face aux demandes d'intervention de l'Europe centrale.
Cette réunion marque la première réunion d'un groupe d'experts depuis plus d'un mois, date à laquelle l'approvisionnement en pétrole par le gazoduc Druzhba en provenance d'Ukraine a été complètement suspendu.
La coupure du flux d'énergie depuis l'Ukraine a mis la Hongrie et la Slovaquie dans une situation difficile, menaçant directement les opérations des plus grandes raffineries de pétrole de la région. Le retard dans l'organisation de cette réunion a suscité de vives vagues de critiques de la part des responsables hongrois et slovaques concernant l'attitude de la Commission européenne.
Au cours du mois dernier, le silence des autorités européennes a suscité de nombreuses controverses sur l'unité et l'équité au sein du bloc. La Hongrie et la Slovaquie accusent Kiev d'utiliser les infrastructures énergétiques comme arme politique pour faire pression, et exigent que l'Europe prenne des mesures d'intervention décisives pour protéger les droits légitimes des membres.
Les experts estiment que la prochaine réunion sera un test important pour la capacité de coordination de la CE à protéger la sécurité énergétique des États membres. S'il n'y a pas de solutions substantielles pour restaurer l'approvisionnement, la crédibilité de Bruxelles auprès des pays d'Europe centrale et orientale diminuera considérablement. C'est également l'occasion pour les parties de clarifier la responsabilité juridique de l'Ukraine dans le maintien des flux d'énergie conformément aux accords de transit signés avec les pays voisins.
Les résultats de cette discussion devraient clarifier la feuille de route pour la reprise de l'offre et les scénarios de contingence en cas d'interruption prolongée.
Dans un contexte où des pays comme la Hongrie s'efforcent de rechercher l'autonomie en construisant leurs propres alliances, la décision de la Commission européenne déterminera le niveau de stabilité du marché de l'énergie régional. Maintenir l'unité dans la politique énergétique de l'ensemble du bloc devient plus difficile que jamais, les intérêts nationaux et géopolitiques étant complexes.
Cet événement est également un signal d'alarme pour l'ensemble de la région concernant la fragilité des pipelines en transit à travers les zones de guerre. L'Europe est actuellement confrontée à un problème épineux: comment maintenir la pression des sanctions tout en assurant la sécurité énergétique essentielle pour les membres du bloc eux-mêmes.