Le 5 mars, la Nouvelle-Zélande a ordonné le déploiement de deux avions militaires au Moyen-Orient afin de préparer la possibilité d'évacuer des citoyens de cette région dans un contexte de tensions croissantes.
Le ministre des Affaires étrangères Winston Peters a appelé le peuple néo-zélandais à "se réfugier sur place" et à quitter la zone si les conditions de sécurité le permettent. Il a déclaré que Wellington déploierait du personnel consulaire et deux avions des forces de défense dans la région pour être prêt à soutenir les opérations d'évacuation civile lorsque les conditions de terrain le permettront.
S'exprimant lors d'une tournée en Amérique du Sud, M. Winston Peters a déclaré qu'il n'était pas certain quand et comment l'évacuation pourrait avoir lieu, mais que le gouvernement voulait se préparer si la situation le permettait. Selon les informations citées par l'AFP, les avions C-130 Hercules emmèneront les civils hors de la zone dangereuse vers un pays sûr où ils pourront continuer leur voyage de retour au pays par vol commercial.
M. Winston Peters a déclaré que plus de 3 000 citoyens néo-zélandais s'étaient inscrits pour vivre au Moyen-Orient, dont 23 en Iran et 62 en Israël. Il a également laissé ouverte la possibilité que la Nouvelle-Zélande évacue également les citoyens d'autres pays si possible. "S'ils ont des raisons liées à notre vol, nous les emmènerons", a-t-il déclaré.
La décision de Wellington intervient dans un contexte où de nombreux pays accélèrent l'évacuation de leurs citoyens du Moyen-Orient après les frappes aériennes américaines et israéliennes sur l'Iran, déclenchant un conflit dans la région. Le pays voisin, l'Australie, a déclaré qu'environ 115 000 de ses citoyens se trouvaient au Moyen-Orient.
Le déploiement d'avions militaires montre que la Nouvelle-Zélande se prépare au pire scénario, bien que le moment et les conditions réelles de l'opération d'évacuation n'aient pas encore été déterminés.