Les analgésiques ne sont pas totalement inoffensifs pour les reins
Les maux de tête, les douleurs musculaires après les mouvements, les maux de dos, les douleurs articulaires ou les douleurs menstruelles sont des affections courantes dans la vie quotidienne. Par conséquent, les analgésiques sont devenus un choix familier pour de nombreuses personnes. Cependant, ce à quoi peu de gens prêtent attention, c'est que les reins doivent travailler très dur pour traiter et éliminer les substances actives contenues dans ces médicaments.
Selon le Dr P Vikranth Reddy - directeur clinique et conseiller principal du département de néphrologie de l'hôpital CARE Banjara Hills, en Inde - les reins ont besoin d'une quantité de sang stable pour filtrer les déchets, maintenir l'équilibre hydrique et électrolytique dans le corps. Certains analgésiques courants, en particulier les anti-inflammatoires non stéroïdiens, peuvent réduire le flux sanguin vers les reins s'ils sont utilisés régulièrement ou de manière incorrecte.
Pour les personnes en bonne santé, l'utilisation d'analgésiques pendant une courte période et à la bonne dose n'a généralement pas d'impact significatif. Cependant, le risque commence à apparaître lorsque l'utilisation occasionnelle de médicaments devient une habitude prolongée.
Le Dr Reddy a déclaré que de nombreuses personnes ne prennent initialement que quelques comprimés par mois pour soulager les maux de tête ou les douleurs corporelles. Au fil du temps, la fréquence d'utilisation augmente plusieurs fois par semaine sans qu'elles s'en rendent compte. Certaines personnes prennent même activement des médicaments avant de faire de l'exercice intense ou de voyager pour prévenir les douleurs. De nombreux cas utilisent simultanément plusieurs types de médicaments en vente libre ayant des composants similaires, ce qui augmente le risque de nuire aux reins.
Risque accru lorsque le corps est déshydraté
Les reins sont particulièrement vulnérables lorsque le corps manque d'eau. Cela se produit souvent pendant les journées chaudes, après des exercices de haute intensité, en cas de diarrhée, de vomissements ou simplement de manque d'eau pendant une longue période.
Le Dr Reddy avertit que l'utilisation d'analgésiques à des moments de déshydratation peut réduire davantage le flux sanguin vers les reins, obligeant cet organe à fonctionner de manière excessive.
Ce qui est inquiétant, c'est que les lésions rénales se produisent souvent en silence. Au début, le patient ne présente presque aucun signe anormal. Ce n'est que lorsque la fonction rénale est considérablement réduite que des symptômes tels que l'œdème des membres, une fatigue prolongée, des nausées, une diminution de l'urine ou un essoufflement apparaissent.
Les personnes atteintes de diabète, d'hypertension, de maladies cardiovasculaires, de maladies du foie, de maladies rénales chroniques, les personnes âgées ou celles qui doivent prendre des analgésiques pendant une longue période sont les groupes à plus haut risque.
Les experts notent également que de nombreuses personnes ont tendance à soigner elles-mêmes les douleurs récurrentes sans rechercher la cause profonde. L'utilisation continue d'analgésiques pendant des mois pour contrôler les maux de tête, les douleurs articulaires ou les maux de dos peut entraîner un risque accru de lésions rénales au fil du temps.
Le Dr Reddy recommande à chacun de faire attention à la fréquence d'utilisation des analgésiques. Si la prise de médicaments devient une habitude hebdomadaire, les patients doivent consulter un médecin pour déterminer la cause de la douleur. De plus, il est nécessaire de boire suffisamment d'eau, d'éviter de combiner de nombreux médicaments de sa propre initiative et de vérifier régulièrement la fonction rénale s'ils appartiennent au groupe à haut risque.