Le ministère de la Défense nationale a soumis des commentaires sur le projet de loi modifiant et complétant un certain nombre d'articles du Code du travail, de la loi sur les archives, de la loi sur l'égalité des sexes et de la loi sur les activités de la Croix-Rouge, rédigé par le ministère de l'Intérieur.
L'un des contenus notables que le ministère de la Défense a proposé de modifier et de compléter le paragraphe 1 de l'article 53 du Code du travail de 2019.
Option 1, le ministère de la Défense nationale propose une durée maximale de 36 mois de sous-location de main-d'œuvre pour les employés.
La raison invoquée est que la durée maximale de la sous-location de main-d'œuvre est de 12 mois, ce qui rend difficile pour les employeurs de sous-louer de la main-d'œuvre pour des projets dépassant cette durée.
En fait, de nombreux projets de transformation numérique doivent être mis en œuvre dans un délai de 24 à 36 mois, après la fin du projet, la partie qui sous-traite la main-d'œuvre n'a pas non plus besoin d'organiser la main-d'œuvre ou de recruter des travailleurs directement pour travailler pour elle-même dans les activités de production et commerciales ordinaires.
La prolongation du délai à 36 mois ne nuit pas aux droits des travailleurs, car le Code du travail de 2019 prévoit des mécanismes de protection directe.
Option 2, le ministère de la Défense nationale propose que la durée de la sous-location de main-d'œuvre pour les travailleurs lors de chaque sous-location de main-d'œuvre ne dépasse pas 12 mois. La sous-location de main-d'œuvre pour le même travailleur à la même partie sous-locataire de main-d'œuvre peut être effectuée au maximum 3 fois.
Avec cette option, le ministère de la Défense nationale explique que la réglementation en vigueur au paragraphe 1 de l'article 53 du Code du travail de 2019 stipule seulement: "La durée maximale de la sous-location de main-d'œuvre pour les employés est de 12 mois", mais n'a pas précisé si cette limite est comprise comme une durée maximale de 12 mois pour toute la durée de la sous-location pour un employé, ou un maximum de 12 mois pour chaque fois/contrat de sous-location de main-d'œuvre.
Cette ambiguïté conduit à de nombreuses interprétations et applications différentes dans la pratique.
L'existence de nombreuses interprétations différentes ci-dessus rend difficile pour les entreprises l'élaboration de plans de personnel, la signature et l'exécution de contrats de sous-location de main-d'œuvre; et présente également des risques juridiques lorsque les organismes de gestion de l'État, les entreprises de sous-location de main-d'œuvre et les employeurs ont des interprétations et des approches incohérentes.
Par conséquent, il est nécessaire de modifier les réglementations dans le sens de définir clairement la durée de la sous-location de main-d'œuvre à chaque fois ne dépassant pas 12 mois, tout en limitant le nombre de sous-locations pour le même travailleur pour la même partie sous-locataire de main-d'œuvre à un maximum de 3 fois.
Cette disposition permet à la fois de combler les lacunes et le manque de clarté des réglementations en vigueur, et d'assurer les limites de contrôle nécessaires pour prévenir l'abus de sous-location de main-d'œuvre afin de remplacer les relations de travail stables et à long terme.
En réponse à ce contenu, le ministère de l'Intérieur n'a pas pris en compte les commentaires. La raison invoquée est que la proposition et la recommandation ne sont pas conformes aux objectifs, aux exigences et au contenu des amendements et des ajouts (organisation de l'appareil administratif, système politique à 3 niveaux, décentralisation, délégation de pouvoirs, détermination des pouvoirs, réduction et simplification des procédures administratives, abolition des secteurs d'activité conditionnels) de ce projet de loi.