Le 15 mars, des images prises par hélicoptère ont montré que le navire transportant du gaz de pétrole liquéfié (GNL) de 277 m de long avait été complètement noirci par le feu avec 2 grands trous sur le corps.
Le navire Arctic Metagaz est sans pilote et dérivant librement depuis la série d'explosions au large de la Libye au début du mois de mars. À midi le 15 mars, le navire n'était qu'à environ 50 milles marins au sud-ouest de l'île de Malte, ce qui a mis les pays voisins en état d'alerte rouge.
La Russie a accusé l'Ukraine d'avoir utilisé des drones pour attaquer ce navire. L'Arctic Metagaz appartiendrait à une "flotte sombre", spécialisée dans le transport de pétrole et de gaz afin de contourner les sanctions occidentales. La découverte du navire à la dérive dans un état dangereux a mis les autorités maltaises et italiennes en état d'alerte rouge, en raison des craintes d'une catastrophe environnementale à grande échelle dans la région.
Les autorités italiennes ont confirmé que le navire transportait une grande quantité de gaz naturel liquéfié et de gazole. Selon les données détectées par l'autorité portuaire libyenne, le navire contenait environ 62 000 tonnes de GNL et 900 tonnes de gazole. Le Fonds mondial pour la conservation de la nature (WWF) a averti que si cette quantité de carburant fuyait, l'écosystème marin fragile de la Méditerranée subirait une dévastation terrible et une pollution à long terme.
Un déversement de pétrole potentiel pourrait provoquer un incendie et des nuages d'air froid mortels pour les créatures marines", a souligné le représentant du WWF Italie.
Immédiatement après avoir détecté la position exacte du navire, le Premier ministre italien Giorgia Meloni a convoqué une réunion d'urgence avec les ministres de la Défense et de l'Énergie pour trouver des solutions. La partie italienne a affirmé qu'elle coopérait étroitement avec Malte afin d'empêcher le pire scénario de se produire.
Actuellement, des experts en sauvetage et des navires spécialisés ont été mobilisés pour accéder au site immédiatement après la découverte de l'emplacement du navire. L'apparition de ce "navire fantôme" en Méditerranée n'est pas seulement un défi technique de renflouement, mais aussi un problème juridique international épineux pour les navires de transport figurant sur la liste noire. Tous les efforts sont concentrés pour s'assurer que l'épave ne provoque pas une deuxième explosion ou une fuite de produits chimiques lorsqu'elle s'approche des eaux territoriales de Malte.