Le 27 mai (heure de Moscou), selon l'agence de presse RIA Novosti, le directeur du Service russe de renseignement extérieur (SVR), Sergueï Narychkine, a accusé l'OTAN de prendre des mesures préparatoires pratiques pour ce qu'il a appelé un "conflit à grande échelle dans l'est".
Selon M. Narychkine, l'OTAN augmente sa présence militaire sur le flanc oriental de l'Europe et étend ses opérations près de la zone frontalière russe.
Le chef du SVR estime également que l'Union européenne (UE) intensifie le rarmement et se transforme progressivement en une "alliance militaire anti-russe".
L'Union européenne s'auto-arme rapidement et se transforme en une alliance militaire anti-russe", a déclaré M. Narychkine, citant les médias russes.
Ces déclarations ont été faites dans un contexte de tensions entre la Russie et l'Occident qui continuent de se maintenir à un niveau élevé en raison du conflit en Ukraine et de l'intensification des activités militaires en Europe.
Après le déclenchement des combats, l'OTAN a considérablement renforcé sa présence militaire sur le flanc est de l'Europe, en particulier en Pologne et dans les pays baltes. Cette alliance a également continuellement organisé des exercices militaires à grande échelle, étendu sa coopération en matière de défense et renforcé le déploiement de forces dans la région.
Pendant ce temps, de nombreux pays européens ont fortement augmenté leurs budgets de défense et promu des programmes de modernisation militaire. L'Allemagne, la Pologne et certains États membres de l'OTAN ont récemment annoncé de nombreux plans visant à augmenter les dépenses militaires, à étendre leurs capacités de défense aérienne et à développer l'industrie de la défense intra-bloc.
L'UE promeut également de nombreux programmes de coopération pour la production de munitions, de systèmes de défense aérienne et de technologies de drone afin de renforcer les capacités de défense de l'Europe à long terme.
La Russie a accusé à plusieurs reprises l'OTAN d'étendre sa présence militaire près de ses frontières et considère cela comme une menace directe pour la sécurité nationale.
Du côté de l'OTAN et de l'UE, les pays occidentaux ont déclaré que le renforcement de la capacité militaire actuelle visait à assurer la sécurité de l'Europe et à soutenir l'Ukraine dans un contexte de conflit prolongé.
Ces derniers mois, les responsables russes et occidentaux ont continuellement lancé des avertissements fermes concernant le risque d'escalade des tensions militaires en Europe. Cependant, il n'y a actuellement aucun signe indiquant que les deux parties sont prêtes à réduire considérablement leurs activités militaires ou à modifier leurs positions stratégiques à court terme.