La France et le Royaume-Uni mènent le processus d'élaboration d'un plan d'escorte des navires à travers le détroit d'Ormuz, la voie maritime vitale du monde.
Des responsables de la défense européenne mènent secrètement des discussions approfondies pour assurer la sécurité des eaux au large de l'Iran après la fin du conflit américano-israélien avec l'Iran, ont révélé deux sources.
Le risque d'une attaque iranienne a presque paralysé le golfe Persique et en particulier le détroit d'Ormuz. Il s'agit d'une ligne de transport d'environ 1/5 du volume mondial de pétrole et de gaz.
Les dirigeants européens ont déclaré qu'ils étaient prêts à protéger les opérations de transport maritime après les conflits. Cependant, selon les responsables, le plan réel est beaucoup plus détaillé que les informations publiques.
Les plans en cours d'examen comprennent: le déploiement de destroyers escortant des pétroliers et des navires commerciaux à travers le détroit d'Ormuz; l'utilisation de systèmes de défense aérienne à bord pour abattre des drones et des missiles iraniens si nécessaire; l'organisation d'une démonstration de force militaire pour rassurer les compagnies maritimes et les compagnies d'assurance qui craignent les risques lorsqu'elles traversent cette zone.
La France a annoncé cette semaine que jusqu'à 35 pays participaient à des discussions sur une mission coordonnée. Le ministère britannique de la Défense a également confirmé qu'il travaillait avec ses alliés et l'industrie du transport maritime pour élaborer "un plan réalisable visant à protéger les activités maritimes internationales dans le détroit d'Ormuz".
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a déclaré que le Royaume-Uni et la France menaient cet effort. "Les pays coopèrent activement les uns avec les autres", a déclaré M. Rutte, ajoutant que de nombreux détails n'avaient pas encore été décidés "car le conflit est toujours en cours".
Il a ajouté que cette initiative impliquait également des pays non membres de l'OTAN tels que le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, l'Australie, Bahreïn et les ÉAU. L'objectif de cette activité est de "garantir que les routes maritimes soient toujours fluides".