Le conflit au Moyen-Orient continue de s'intensifier alors que les États-Unis déploient davantage de forces militaires, tandis que les forces Houthi au Yémen commencent à attaquer Israël, étendant la portée des combats.
Le 28 mars, Washington a déployé 3 500 Marines dans la région, le premier groupe étant arrivé sur le site à bord d'un navire de débarquement. Le Pentagone se prépare également à déployer davantage de soldats de la 82e division aéroportée, afin de renforcer sa capacité de réaction en cas d'escalade du conflit.
Le ministre des Affaires étrangères Marco Rubio avait précédemment déclaré que les États-Unis pouvaient atteindre leurs objectifs sans avoir besoin de troupes terrestres, mais a reconnu que le déploiement de troupes visait à donner au président Donald Trump plus d'options stratégiques.
Pendant ce temps, les forces Houthi ont mené les premières attaques contre Israël depuis le début du conflit. Le porte-parole militaire des Houthis, M. Yahya Saree, a déclaré avoir mené 2 attaques en moins de 24 heures et qu'il poursuivrait ses opérations militaires.
Israël a confirmé qu'un missile avait été tiré depuis le Yémen sur son territoire, mais aucun dommage n'a été signalé. Cette décision suscite des inquiétudes quant au risque d'interruption des routes maritimes, dans un contexte où le détroit d'Ormuz est presque fermé, affectant environ 1/5 des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.
Les combats se poursuivent sur de nombreux fronts. Israël mène des frappes aériennes contre les infrastructures de Téhéran et les cibles du Liban, dont une attaque qui a tué de nombreux journalistes et sauveteurs. Israël estime que l'un des journalistes ciblés est lié aux forces du Hezbollah.
L'Iran a également intensifié ses attaques contre Israël et les pays du Golfe, après qu'une attaque précédente contre une base aérienne en Arabie saoudite ait fait 12 soldats américains blessés. Des attaques de drones et de missiles ont été signalées dans de nombreuses régions telles que le Koweït, les Émirats arabes unis (EAU) et Oman.
Le président iranien Masoud Pezeshkian s'est entretenu avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dans un contexte de efforts diplomatiques intensifiés pour désamorcer les tensions.
L'évolution du conflit a provoqué de graves perturbations dans le commerce mondial de l'énergie et suscité des inquiétudes quant à son impact sur l'économie mondiale.