Empreinte juridique
Le ministere de l'Education et de la Formation (GDDT) vient de finaliser et d'envoyer au ministere de la Justice pour evaluation le projet de decret detaillant un certain nombre d'articles de la loi sur les enseignants. L'un des points notables du projet est la legalisation pour la premiere fois des reglementations distinctes sur la mutation, le transfert et l'enseignement inter-ecoles et inter-niveaux pour les enseignants, tout en etudiant l'ajout de regimes d'allocations mobiles afin de lever les obstacles existants depuis de nombreuses annees.
Selon le ministere de l'Education et de la Formation, actuellement, l'utilisation et l'affectation des enseignants sont principalement mises en œuvre conformement a la loi sur les fonctionnaires et aux reglementations sur la mutation des fonctionnaires du decret n° 115/2020/ND-CP (modifiee et completee par le decret n° 85/2023/ND-CP). Pendant ce temps, la loi sur l'education et les lois specialisees n'ont pas de reglementation distincte sur la mutation, le transfert ou l'enseignement inter-ecoles et inter-niveaux pour les enseignants.
Ce vide juridique rend difficile la gestion et la regulation du personnel enseignant dans de nombreuses localites, en particulier dans le contexte de surplus et de penurie d'enseignants locaux entre les localites, les niveaux d'enseignement et les matieres.

De nombreuses lacunes affectent directement les droits des enseignants
Toujours selon le ministere de l'Education et de la Formation, la realite montre qu'en raison du manque de mecanismes de regulation flexibles, la gestion des enseignants est encore divisee entre le secteur de l'education et les agences de gestion locales (ministere de l'Interieur, Comite populaire). La consequence est que le transfert des enseignants d'un endroit en surplus a un endroit en manque n'est pas effectue a temps, ce qui affecte la qualite de l'enseignement.
En outre, le regime de separation actuel n'a qu'une duree maximale de 3 ans, ce qui n'est pas adapte aux cas ou il est necessaire d'utiliser des enseignants a long terme ou de coordonner regulierement entre les sites scolaires, en particulier dans les zones reculees et isolees.
Les droits des enseignants lorsqu'ils sont mutes ou transferes ne sont pas pleinement garantis. Il n'existe actuellement aucune reglementation claire sur la conservation des allocations d'anciennete, des allocations preferentielles lorsque les enseignants sont mutes dans des organismes de gestion ou changent de poste entre les niveaux scolaires. Cela inquiete et manque de tranquillite d'esprit pour de nombreux enseignants lorsqu'ils reçoivent de nouvelles taches.
En outre, de nombreuses localites ont mis en œuvre l'enseignement inter-ecoles pour remedier a la penurie d'enseignants, mais il n'existe pas de cadre juridique specifique concernant les quotas, les allocations de mobilite ainsi que les fonds de soutien aux deplacements, ce qui conduit a des methodes de travail incoherentes et a des desavantages pour les enseignants.
Legalisation de la mutation, du transfert et de l'enseignement inter-ecoles
Afin de remedier aux lacunes susmentionnees, le projet de decret a consacre le chapitre IV (de l'article 28 a l'article 30) a des reglementations distinctes sur la mutation, le transfert et l'enseignement inter-ecoles et inter-niveaux pour les enseignants.
En consequence, les articles 28 et 29 precisent clairement le pouvoir de mutation et de transfert, dans le sens d'une promotion de la decentralisation, en clarifiant le role du directeur du Departement de l'education et de la formation dans la coordination des enseignants intercommunaux et interprovinciaux, en assurant l'utilisation efficace des effectifs assignes.
L'article 28 stipule le mecanisme de conservation des regimes et des politiques pour les enseignants lors de la mutation et du transfert, contribuant a garantir les droits et a creer une psychologie de tranquillite d'esprit dans le travail.
En recueillant les avis des localites et des ministeres, le ministere de l'Education et de la Formation a declare que le projet etudie l'ajout d'allocations de deplacement, tout en convertissant le temps de deplacement en quota de travail pour aider les enseignants qui doivent se deplacer regulierement entre les ecoles.
Si elle est adoptee, cette reglementation devrait reduire les desavantages pour les enseignants, creer une base juridique unifiee pour l'organisation de l'enseignement inter-ecoles, contribuant ainsi a resoudre fondamentalement le probleme actuel de penurie et d'excedent d'enseignants.