Le 10 août, au siège du gouvernement, le membre du Comité central du Parti, vice-Premier ministre Nguyễn Văn Thắng, a présidé une réunion de travail avec les ministères, les secteurs, les localités et les entreprises pour résoudre les difficultés et les obstacles liés à l'accès au capital de crédit.
Selon le Département de l'information et de la communication du gouvernement, en conclusion de la réunion de travail, le vice-Premier ministre Nguyen Van Thang a clairement indiqué que, compte tenu des avis de la communauté des entreprises et de la pratique des activités de production et commerciales, l'accès au capital de crédit reste un goulot d'étranglement qui doit être traité de manière centralisée, en particulier en ce qui concerne les taux d'intérêt, les conditions d'emprunt, les garanties, les procédures, les méthodes d'évaluation et les problèmes en dehors du secteur bancaire concernant les terres, l'investissement dans la construction, les actifs et le marché.
Le vice-Premier ministre a souligné que le capital doit arriver au bon endroit, au bon moment, aux bonnes personnes, aux bons objectifs et à des coûts raisonnables. Le crédit doit créer une nouvelle capacité de production, une nouvelle productivité et une nouvelle dynamique de croissance.
Les banques et les entreprises sont des partenaires à long terme, c'est donc le moment de partager dans les moments difficiles.
Le vice-Premier ministre a particulièrement souligné qu'il ne faut pas seulement se soucier des taux d'intérêt publiés, mais aussi des coûts de capital réels que les entreprises doivent payer. Il est nécessaire d'être plus transparent sur les taux d'intérêt, les frais et les coûts connexes afin que les entreprises puissent choisir et accéder à des sources de capitaux à des coûts raisonnables.
Les banques doivent veiller à contrôler, à ne pas laisser leurs employés harceler négativement et rendre les choses difficiles pour les entreprises.
Il est nécessaire d'innover fortement les produits et les méthodes de prêt. Le vice-Premier ministre a souligné qu'il n'est pas possible d'utiliser un seul produit de crédit et une seule méthode d'évaluation pour toutes les entreprises.
Par conséquent, les établissements de crédit doivent étudier et se tourner fortement vers la conception de produits par secteur, par chaîne de valeur, par flux de trésorerie et niveau de risque.

Les dirigeants du gouvernement ont également noté qu'il fallait soutenir les entreprises en difficulté qui ont la capacité de se redresser, afin de ne pas laisser les bonnes entreprises perdre des opportunités commerciales en raison du manque de capital.
Les banques ne peuvent pas et ne devraient pas être la seule source de capitaux de l'économie. Le ministère des Finances continue de coopérer avec la Banque d'État du Vietnam (BEV) et les ministères et secteurs concernés pour développer sainement le marché boursier, les obligations d'entreprises, le marché financier international, les fonds d'investissement, créant ainsi des conditions permettant aux entreprises d'avoir des canaux de mobilisation de capitaux appropriés.
Le vice-Premier ministre a demandé à la SBV de coopérer avec la VCCI et les associations d'entreprises pour synthétiser pleinement les recommandations de la réunion, en les divisant en 3 groupes: le premier groupe est le problème qui peut être traité immédiatement conformément à la réglementation en vigueur; le deuxième, le problème qui nécessite une étude, une orientation ou une coordination intersectorielle; le troisième, le problème qui nécessite des modifications et des ajouts aux mécanismes et aux politiques juridiques.
Chaque proposition doit clairement identifier l'organisme responsable, l'organisme de coordination, les produits sortants et le délai d'achèvement.
Le vice-Premier ministre a demandé à l'ensemble du système de s'imprégner de l'esprit: débloquer les flux de capitaux, réduire les coûts de capital, innover les méthodes de prêt, améliorer la capacité d'absorption des capitaux, créer une dynamique pour une croissance rapide et durable.
En particulier, ne pas laisser les entreprises ayant de bons projets, un marché, la capacité de rembourser leurs dettes mais qui n'ont pas accès au capital uniquement à cause de procédures ou de conditions inutiles. Dans le même temps, ne pas laisser les problèmes relevant de la responsabilité des agences de gestion de l'État devenir des obstacles aux flux de capitaux de crédit.