Le 8 septembre, l'AFP a rapporté que les forces Houthi au Yémen ont lancé une série d'attaques contre de nombreuses cibles en Arabie saoudite, faisant 73 blessés. Il s'agit de la frappe la plus grave de ces forces depuis le retour des combats au Yémen au milieu de l'escalade du conflit au Moyen-Orient.
Les Houthis, une force soutenue par l'Iran, ont déclaré avoir touché l'aéroport international d'Abha, la base aérienne King Khalid et les installations du groupe pétrolier et gazier public Saudi Aramco à Abha et Jizan, des zones situées près de la frontière entre l'Arabie saoudite et le Yémen.
Les responsables saoudiens et les médias d'État ont déclaré que les attaques avaient provoqué de nombreux incendies et forcé certaines activités à être temporairement suspendues.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que le pays "prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger sa souveraineté" et a demandé aux Houthis de mettre fin aux attaques contre l'Arabie saoudite ainsi qu'aux attaques contre les navires en mer Rouge.
Le commandement des forces armées saoudiennes a déclaré qu'il riposterait et chercherait à neutraliser les sources de menaces.
La série d'attaques a eu lieu après que les Houthis ont accusé l'Arabie saoudite d'avoir mené des frappes aériennes au Yémen, dont une frappe aérienne sur une prison qui a fait 11 morts et 20 prisonniers disparus.
Les Houthis intensifient également leur campagne sur les lignes de combat le long de la côte ouest du Yémen, dans le but de se diriger vers le détroit de Bab al-Mandab, porte d'entrée reliant la mer Rouge au golfe d'Aden.
L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies estime qu'environ 18 500 personnes ont dû quitter leurs foyers dans les deux provinces sensibles de Taiz et Hodeidah en raison des combats. L'OIM avertit que ce chiffre continue d'augmenter heure par heure.
Les tensions se sont également étendues à la route maritime de la mer Rouge, où les Houthis ont ciblé des pétroliers saoudiens. Cette route joue un rôle important dans les exportations de pétrole, dans un contexte où le détroit d'Ormuz est bloqué par l'Iran dans le conflit avec les États-Unis.