Deux responsables américains anonymes ont révélé que l'administration du président Donald Trump prévoyait de signer et d'annoncer officiellement l'accord avec l'Arabie saoudite le 22 juillet, heure locale, rapporte l'AFP.
L'administration du président Donald Trump a déclaré que cet accord fournirait des milliards de dollars à l'industrie nucléaire américaine. Une clause de l'accord de 30 ans pourrait permettre aux entreprises américaines de construire des installations d'enrichissement d'uranium en Arabie saoudite.
Cependant, certains législateurs américains des deux partis et des responsables israéliens se sont prononcés contre le projet nucléaire civil pour l'Arabie saoudite, craignant qu'il ne soit converti au développement d'armes nucléaires.
L'accord entre les États-Unis et l'Arabie saoudite devrait être soumis au Congrès américain dans les prochains jours, mais n'a pas besoin de l'approbation du Congrès pour être adopté.
Depuis longtemps, l'Arabie saoudite a fermement défendu son droit de poursuivre son programme nucléaire civil.
Ces dernières années, Washington a cherché à inclure l'accord nucléaire dans une stratégie commune plus large, qui comprend la normalisation des relations Arabie saoudite-Israël et la signature d'un traité de défense entre l'Arabie saoudite et les États-Unis.
Les États-Unis ont signé un accord nucléaire avec le voisin de l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis (EAU), en 2009, bien que ce pays n'enrichisse pas lui-même l'uranium.
L'accord prévu entre les États-Unis et l'Arabie saoudite intervient dans un contexte de conflit continu au Moyen-Orient, en partie en raison des inquiétudes de Washington concernant le programme nucléaire de Téhéran. Le programme nucléaire iranien est également l'un des principaux contenus des négociations de paix américano-iraniennes actuelles.
En mai, des drones ont attaqué un groupe électrogène près de la centrale nucléaire de Barakah aux ÉAU - la seule installation de ce type dans le monde arabe - entraînant un incendie.
Depuis longtemps, les décideurs politiques s'inquiètent du fait que si l'Iran produit des armes nucléaires, cela déclenchera une course aux armements dans toute la région du Golfe.
Avec la reprise des combats américano-iraniens, l'inquiétude croissante est que le conflit risque de déstabiliser davantage la région.
Cette semaine, les forces Houthi au Yémen - alliés de Téhéran - menacent d'étendre le conflit en annonçant le blocus des ports d'Arabie saoudite. Cela soulève des inquiétudes quant à l'approvisionnement de millions de barils de pétrole brut pour le marché international.