La mer Rouge est une route importante pour transporter le pétrole brut de l'Arabie saoudite vers le marché international après que les attaques et les menaces de l'Iran ont interrompu les exportations d'énergie du Golfe via le détroit d'Ormuz.
Le ministre de l'Information, Moammar al-Eryani, a déclaré à l'AFP que cette décision était "une escalade dangereuse visant à transformer l'un des corridors maritimes les plus stratégiques au monde en une source de financement régulière pour les opérations militaires et terroristes des milices".
M. Eryani a déclaré que cette évaluation provient de "informations de renseignement confirmées". En conséquence, les Gardiens de la révolution islamique iraniens aident à gérer cet effort.
Les renseignements montrent que des experts et des conseillers du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) participent directement à la conception du cadre technique et administratif du projet", a ajouté M. Eryani.
Il a déclaré que cela comprendrait la création d'une organisation spécialisée chargée de percevoir des péages auprès des compagnies maritimes et des navires commerciaux.
Le sort du détroit d'Ormuz reste au centre des négociations de paix entre les États-Unis et l'Iran.
Téhéran affirme le droit de percevoir des péages auprès des navires utilisant le détroit d'Ormuz, qui transportait autrefois 1/5 du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié du monde.
Les inquiétudes montent dans toute la région du Golfe quant à la possibilité que les forces Houthi déploient une stratégie similaire à celle de l'Iran à Ormuz pour le détroit de Bab el-Mandeb à l'entrée de la mer Rouge. Cette décision pourrait plonger davantage le marché mondial de l'énergie dans le chaos.
Les attaques des forces Houthi contre des navires liés à Israël en mer Rouge et dans le golfe d'Aden ont entraîné une forte baisse du volume de marchandises lors du conflit à Gaza, obligeant les navires à faire de longs détours autour du sud de l'Afrique.
La semaine dernière, les forces Houthi ont annoncé un blocus maritime de l'Arabie saoudite et ont depuis revendiqué la responsabilité des attaques contre les pétroliers et les infrastructures pétrolières de l'Arabie saoudite.
Le blocus menace la capacité de l'Arabie saoudite à exporter des millions de barils de pétrole brut par jour, coupant la route maritime restante du pays après que l'Iran a resserré le détroit d'Ormuz.
L'Arabie saoudite a riposté par des attaques contre des positions des forces Houthi.
Les combats marquent la première fois depuis de nombreuses années que l'Arabie saoudite et les forces Houthi se battent violemment et menacent l'accord de cessez-le-feu conclu en 2022.
Une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite combat les forces Houthi depuis 2015, après que ces forces ont occupé la capitale Sanaa et renversé un gouvernement reconnu internationalement.
La réapparition du conflit entre l'Arabie saoudite et les forces Houthi montre que le conflit entre les États-Unis et l'Iran s'est étendu.
Le 29 juillet, les États-Unis et l'Arabie saoudite ont lancé des attaques contre des membres d'une coalition paramilitaire en Irak, dont des groupes pro-iraniens, faisant au moins 20 morts.