TASS a rapporté le 28 mars que, s'adressant à la presse à Paris, le secrétaire d'État américain Marco Rubio a souligné que l'Ukraine déciderait elle-même de céder son territoire à la Russie en échange d'un accord de paix ou non.
M. Rubio a affirmé que Washington n'impose aucune option à Kiev. "Nous avons dit à la partie ukrainienne ce que la Russie demandait. Nous ne soutenons pas cela, c'est juste une explication. La décision leur appartient, pas la nôtre", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Rubio.
Selon M. Rubio, le rôle des États-Unis aujourd'hui est uniquement de comprendre la position des deux parties et d'essayer de « construire un pont » vers une solution centriste. Cependant, il a également averti directement: Si l'Ukraine ou la Russie ne sont pas disposées à céder, elles en supporteront les conséquences d'un conflit qui se poursuivra.

Cette déclaration est considérée comme un signal indiquant que Washington se tourne vers un rôle d'intermédiaire au lieu de parrainer pleinement Kiev comme auparavant.
Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a exprimé son mécontentement face à la proposition américaine, qui comprend la possibilité de lier la garantie de sécurité au retrait du Donbass. M. Zelensky a également critiqué la pression exercée par le président américain Donald Trump pour promouvoir un accord de paix.
Pendant ce temps, les fissures entre les États-Unis et l'Europe sur l'approche de la Russie continuent de se révéler. Selon Axios, un débat tendu a éclaté entre M. Rubio et la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères, Mme Kaja Kallas, lors de la réunion du G7.
Mme Kallas a critiqué les États-Unis pour ne pas avoir suffisamment intensifié la pression sur la Russie, ce qui a mis M. Rubio mal à l'aise. "Nous faisons de notre mieux pour mettre fin au conflit. Si vous pensez faire mieux, faites-le, nous nous retirerons", a déclaré M. Rubio.
Le secrétaire d'État américain a également souligné le paradoxe actuel: Washington essaie de dialoguer avec les deux parties, mais en réalité, il ne soutient qu'une seule partie, l'Ukraine, par le biais de l'aide militaire, du renseignement et d'autres formes.
Un certain nombre de ministres européens ont dû intervenir, appelant les États-Unis à poursuivre la voie diplomatique russo-ukrainienne, ce qui suscite des inquiétudes quant au fait que si Washington réduit son rôle, le processus de négociation pourrait s'échouer.