Le 10 février, s'adressant à la presse à l'aéroport international de Zvartnots en Arménie, le vice-président américain a confirmé que l'administration Trump intensifiait ses efforts de négociation concernant le territoire danois. Bien qu'il ait déclaré que les discussions n'en étaient qu'à leurs débuts, M. Vance a souligné que le Groenland jouait un rôle extrêmement important pour la sécurité nationale américaine.
Selon le point de vue du vice-président américain, de nombreux alliés de l'OTAN n'ont pas investi de manière proportionnée dans la sécurité de la région arctique au cours de la période écoulée. Par conséquent, les États-Unis estiment que le fait qu'ils doivent dépenser unilatéralement d'énormes sommes d'argent et être responsables de la protection de ce vaste territoire doit s'accompagner de certains avantages.
M. Vance a affirmé que ce sera l'objectif principal des négociations tendues prévues dans les prochains mois.
La dernière déclaration de M. Vance vise à renforcer la position ferme du président Donald Trump sur la question arctique.
À la mi-janvier, le président Donald Trump avait publiquement exprimé son intention de contrôler le Groenland à des fins de sécurité et de construction du système de défense antimissile "Arc d'or". M. Trump a averti que si les États-Unis n'agissaient pas rapidement, des concurrents tels que la Russie ou la Chine se lanceraient pour s'emparer de cette zone stratégique.
Le président américain a même révélé sur les réseaux sociaux qu'il avait conclu un "accord-cadre futur" sur le Groenland après sa rencontre avec le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte. M. Trump a décrit que si cette transaction aboutissait, ce serait une grande victoire pour les États-Unis et les pays membres de l'OTAN.
Cependant, les ambitions de Washington se heurtent à une vive opposition de la part du Danemark.
La Première ministre Mette Frederiksen s'est exprimée à plusieurs reprises pour affirmer la position intransigeante de Copenhague. Elle a déclaré que le Danemark était prêt à discuter ouvertement avec ses alliés de toutes les questions, de la politique, de la sécurité, de l'économie à l'investissement, mais que la souveraineté territoriale était absolument impossible à négocier.
Les observateurs estiment que les tensions autour du Groenland ne sont pas seulement une question foncière, mais reflètent également la course au contrôle de l'Arctique, qui devient un nouveau point chaud militaire et de ressources entre les principales puissances mondiales.