S'adressant à la presse, M. Rodion Miroshnik, ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, a souligné que Moscou n'avait pas l'intention de retarder la reprise du dialogue. Il a estimé que pour que les négociations puissent progresser, un consensus entre les trois parties, à savoir la Russie, les États-Unis et l'Ukraine, est nécessaire.
Selon M. Miroshnik, un facteur important aujourd'hui est la décision des États-Unis de nommer un représentant pour participer au dialogue avec l'Iran. Il a estimé que si le même groupe de négociation était chargé de traiter les dossiers iranien et ukrainien, le processus concernant l'Ukraine pourrait être suspendu.
Cependant, il a affirmé que cela ne crée pas d'obstacle fondamental à la poursuite ou à la promotion du processus de négociation visant à résoudre le conflit. Selon lui, la partie russe maintient sa position de volonté de participer et n'entrave pas la reprise du dialogue.
La déclaration du représentant diplomatique russe montre que Moscou laisse toujours ouverte la possibilité de rétablir le canal de négociation, dans un contexte où les facteurs internationaux, en particulier le rôle des États-Unis, pourraient affecter le moment et le processus spécifiques.