Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont annoncé qu'elles enquêtaient sur les accusations de vol de biens par des soldats dans le sud du Liban, après que le journal Haaretz a publié une série de récits anonymes de militaires stationnés dans la région.
Selon des témoins, de nombreux soldats ont emporté des biens de civils abandonnés dans des maisons et des magasins après l'évacuation, notamment des téléviseurs, de l'or, des peintures et d'autres équipements. Certains cas auraient transporté ouvertement des biens en quittant la zone. Des témoignages indiquent également que des commandants à plusieurs niveaux étaient au courant de l'incident mais n'avaient pas pris de mesures pour l'empêcher.
Ces accusations ont été enregistrées à la fois dans les forces régulières et les forces de réserve. Un soldat a estimé que la discipline au sein des FDI avait diminué et n'était pas strictement appliquée, lorsque le commandement n'a pas réagi aux actes considérés comme répréhensibles.
Dans un communiqué de presse, les FDI ont affirmé que toute violation des biens civils est strictement interdite et sera traitée conformément à la loi. L'armée a déclaré qu'elle examinerait les accusations et appliquerait des mesures disciplinaires ou pénales s'il y avait suffisamment de preuves. La police militaire a renforcé les contrôles aux postes frontières nord lorsque les soldats ont quitté la zone de guerre.
De nombreuses zones résidentielles du sud du Liban sont actuellement abandonnées après le retrait du Hezbollah vers le nord. Israël a déclaré contrôler 55 villages dans la zone appelée "Route d'Or" et interdit aux habitants de revenir, créant ainsi des conditions pour que les soldats soient stationnés pendant de longues périodes.
Selon le ministère libanais de la Santé, le conflit depuis début mars a fait plus de 2 500 morts et plus de 7 700 blessés, avec plus de 120 000 personnes évacuées. L'accord de cessez-le-feu initial de 10 jours a été prolongé de 3 semaines.