Le 5 mai, l'agence de presse TASS a cité M. Gennady Gatilov, représentant permanent de la Russie au Bureau des Nations unies à Genève, qui a averti que l'autorisation de la Finlande d'introduire et de stocker des armes nucléaires sur son territoire créerait des risques supplémentaires pour la sécurité de la Russie.
S'adressant au journal Izvestia, M. Gatilov a fait un commentaire après que le gouvernement finlandais a soumis au Parlement une proposition autorisant l'importation et le stockage d'armes nucléaires dans le pays.
Selon le diplomate russe, si des armes nucléaires apparaissent dans les pays européens qui ne possèdent pas ce type d'armes, y compris probablement la Finlande, cela affectera directement la sécurité nationale de la Russie.
M. Gatilov a déclaré que Moscou avait appelé à plusieurs reprises les États-Unis à retirer les armes nucléaires d'Europe et à démanteler les infrastructures connexes. Il estime que le risque de déploiement d'armes nucléaires dans les pays européens augmente considérablement.
Le diplomate russe a également évoqué le projet du président français Emmanuel Macron de construire un « bassin nucléaire » commun pour l'Europe. Cette idée a été soulevée par M. Macron en mars 2025. Par la suite, l'Allemagne, la Pologne, la Lituanie et le Danemark ont déclaré être prêts à discuter de cette question.
Selon TASS, la Pologne aurait progressé en prévoyant des exercices aériens conjoints avec la France en mer Baltique. L'exercice devrait impliquer des chasseurs Rafale, un type d'avion capable de transporter des armes nucléaires.

La partie russe estime que cette opération vise à simuler des attaques contre des cibles importantes dans la région de Saint-Pétersbourg.
Commentant le plan ci-dessus, M. Gatilov a accusé les dirigeants polonais d'avoir une position anti-russe et de ne pas cacher leurs ambitions nucléaires. Il a estimé que Varsovie cherchait des prétextes pour étendre ses actions de confrontation avec Moscou.
Évoquant les activités de la Russie aux Nations unies, M. Gatilov a déclaré que Moscou continuait de souligner l'importance du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Selon lui, les pays participants doivent pleinement respecter ce traité, car il s'agit de l'un des fondements de la sécurité et de la stabilité internationales.
Cependant, le diplomate russe estime que les parties opposées à Moscou ne sont pas encore prêtes à dialoguer dans un esprit constructif et de respect mutuel.