La Finlande se prépare à recevoir les premiers chasseurs polyvalents F-35A fabriqués par les États-Unis - une gamme d'avions capables de transporter des armes nucléaires - dans le cadre d'un programme de modernisation militaire à grande échelle.
TASS rapporte que cette information a été donnée par l'ambassadeur de Russie en Finlande, Pavel Kuznetsov, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au risque d'escalade militaire dans la région nordique.
Selon le plan, la Finlande a commandé un total de 64 chasseurs F-35A aux États-Unis. Les premiers devraient commencer à être livrés cette année et se poursuivre dans les années à venir. Cette gamme d'avions est conçue pour de nombreuses missions, de la domination aérienne à l'attaque au sol, et peut notamment transporter des armes nucléaires si nécessaire.
Non seulement la Finlande renforce son armée de l'air, mais elle accélère également la modernisation globale de ses forces armées. Selon la Russie, Helsinki construit de nouveaux navires d'escorte équipés d'armes modernes de l'OTAN, notamment des missiles de croisière et des torpilles. Parallèlement, un programme de réarmement de l'armée de terre est également mis en œuvre, avec l'achat de systèmes de missiles à moyenne portée et de missiles balistiques.
Les dépenses totales de défense pour ces plans devraient dépasser 6 milliards d'euros d'ici 2030.
La Russie estime que la Finlande entre dans une phase de "militarisation accélérée", malgré les difficultés économiques. Selon l'ambassadeur Kuznetsov, les activités de reconnaissance électronique et de reconnaissance aérienne de l'OTAN en Finlande sont en augmentation, y compris les vols réguliers de drones le long de la frontière avec la Russie.
Il a également mis en garde contre la tendance à l'augmentation du sentiment de confrontation dans la société finlandaise, lorsque les citoyens sont avertis de la "menace russe" et encouragés à se préparer aux scénarios de conflit. Les abris sont en cours de modernisation, tandis que le programme de construction de zones de tir supplémentaires pour les civils est également mis en œuvre dans tout le pays.
Il est à noter que l'âge de l'appel à l'enrôlement préparatoire a été relevé à 65 ans, dans le but d'étendre la force de réserve à environ 1 million de personnes dans les prochaines années - un chiffre important par rapport à la taille de la population active du pays.
La Russie est particulièrement préoccupée par le fait que la Finlande - un pays qui a rejoint l'OTAN en avril 2023 - devienne progressivement un "avant-poste" dans la stratégie de confrontation entre cette alliance militaire et Moscou. Selon l'évaluation de la partie russe, les mouvements de militarisation d'Helsinki pourraient difficilement servir les intérêts de sécurité à long terme du peuple finlandais lui-même.
Un autre point chaud est la région de Lapland dans le nord de la Finlande - connue comme le "pays natal du Père Noël" - qui se transforme progressivement en terrain d'entraînement pour les troupes de l'OTAN dans des conditions de combat dans l'Arctique. Cette activité devrait susciter des inquiétudes chez une partie de la population locale.
Face à ces développements, la Russie a déclaré qu'elle surveillerait de près et prendrait des mesures appropriées dans le plan militaire pour assurer la sécurité nationale. Moscou estime également que l'adhésion de la Finlande à l'OTAN a mis fin à son rôle de médiateur traditionnel dans les affaires internationales.