Selon le décret 350/2026/ND-CP, les agents de santé bénéficient de 6 niveaux d'indemnités préférentielles professionnelles, de 30% à 80%, selon la nature du travail, la nature spécifique et la zone de travail.
L'allocation de 80% s'applique aux emplois particulièrement pénibles et dangereux tels que la réanimation d'urgence, la lutte contre les toxiques, l'anatomie médicale, la médecine légale, l'examen et le traitement des maladies mentales; en même temps, la priorité est donnée au personnel médical au niveau communal, à la médecine préventive dans les zones frontalières, insulaires, les minorités ethniques et les zones montagneuses.
Les niveaux restants sont répartis par groupes de travail tels que la prévention et le contrôle des épidémies, la radiothérapie, la chimiothérapie, la médecine nucléaire, l'examen et le traitement médical, la réadaptation fonctionnelle, la médecine traditionnelle, la sécurité alimentaire et la population.
La stratification des allocations est nécessaire car les conditions de travail dans le secteur de la santé sont très différentes. Le personnel médical est régulièrement de service la nuit et les jours fériés, confronté au risque d'infection, à la pression des urgences; les niveaux de base, les zones reculées et isolées sont encore plus difficiles.
Alors que les exigences en matière de qualité de service sont de plus en plus élevées, pour retenir les personnes, le secteur de la santé a besoin d'un régime de traitement correspondant aux efforts, aux responsabilités et aux risques professionnels.
L'augmentation des allocations n'est pas seulement un soutien aux revenus. C'est aussi une façon pour l'État de reconnaître la valeur du travail médical et de créer une motivation supplémentaire pour que les travailleurs restent attachés à leur profession.
Les ressources humaines sont un atout particulier de l'industrie médicale. Un médecin, une infirmière ou un technicien ayant de nombreuses années d'expérience ne peuvent pas être immédiatement remplacés par un nouveau personnel. En particulier dans les services des urgences, de la réanimation, des tests ou les spécialités spécifiques, l'expérience en matière de gestion des situations et de coordination professionnelle s'accumule au fil des ans. Lorsque le personnel médical quitte le secteur public ou change de profession, l'hôpital perd non seulement un poste, mais aussi des ressources qui ont été formées et qui ont accumulé de l'expérience.
Les allocations devraient être considérées comme un investissement dans les ressources humaines, en particulier dans les postes pénibles et dangereux, les spécialités à forte pression, les zones difficiles et les niveaux de base.
L'augmentation des allocations est nécessaire, mais les ressources pour la mise en œuvre doivent également être pleinement calculées. Si tous les coûts supplémentaires sont reportés aux établissements médicaux, en particulier aux hôpitaux publics, la politique de soutien aux travailleurs peut involontairement créer une pression supplémentaire sur les unités elles-mêmes qui doivent équilibrer de nombreuses dépenses. Les allocations doivent être placées dans un mécanisme de financement de la santé durable, avec la participation raisonnable du budget de l'État, des prix des services médicaux et des ressources des établissements médicaux.
Un hôpital peut investir dans des machines modernes, des installations spacieuses et des équipements de pointe. Mais en fin de compte, la qualité des soins médicaux dépend encore fortement des personnes. Une infirmière qui a suffisamment de temps pour soigner les patients créera une qualité différente. Un médecin qui n'est pas surchargé pendant longtemps aura plus de conditions pour se concentrer sur son expertise. Un personnel médical dont la vie est mieux assuré aura plus de raisons de rester dans le métier.
L'augmentation des allocations ne résout pas toutes les difficultés du secteur médical, mais constitue une étape importante pour retenir les personnes. Les politiques doivent aller de pair avec la réduction de la surcharge, l'amélioration de l'environnement de travail, l'investissement dans les infrastructures, l'amélioration des finances et le développement de la main-d'œuvre à long terme.