A partir du 1er janvier 2026, le decret 296/2025/ND-CP du gouvernement entre officiellement en vigueur, remplaçant le decret 166/2013/ND-CP, reglementant en detail l'execution forcee des decisions de sanction administrative. L'un des nouveaux points notables est l'autorisation de l'execution forcee des biens de chaque membre du menage commercial si les biens communs ne sont pas suffisants pour executer les decisions de sanction.
Cette reglementation est consideree comme une etape de perfectionnement juridique importante, contribuant a surmonter les "vides" existants depuis longtemps dans le travail de contrainte, tout en augmentant l'efficacite de l'application de la loi dans le contexte ou la gestion fiscale et les sanctions administratives sont renforcees dans le sens d'une transparence et d'une rigueur accrues.
Plus d'application de la coercition par sequence rigide
Selon le decret 296, l'execution forcee des decisions de sanction n'est appliquee que lorsque les individus et les organisations en infraction ne se conforment pas volontairement dans les delais prescrits par la loi. Cependant, un nouveau point notable est que l'autorite competente est autorisee a appliquer de maniere flexible et simultanee de nombreuses mesures coercitives, au lieu de devoir les mettre en œuvre selon une procedure rigide comme auparavant.
Plus precisement, les mesures coercitives comprennent:
- Deduction d'une partie du salaire ou des revenus;
- Deduire l'argent du compte;
- Saisie des biens pour la vente aux encheres;
- Saisie des biens geres par d'autres particuliers ou organisations en cas de signes de dissimulation.
La suppression de la disposition "il faut agir par ordre" contribue a limiter la situation ou les contrevenants profitent du temps d'attente pour transferer des biens, evitant l'obligation d'executer les decisions de sanction.
Les menages commerciaux qui n'ont pas suffisamment de biens seront poursuivis pour leurs biens personnels.
Un nouveau point qui a un impact direct sur des millions de menages commerciaux est de clarifier la responsabilite des biens des membres du menage.
Conformement a la reglementation, si les biens communs du menage commercial ne sont pas suffisants pour payer l'amende, l'organisme competent est autorise a deduire de l'argent ou a saisir les biens appartenant legalement a chaque membre du menage afin de garantir l'execution de la decision de sanction.
Cette disposition decoule de la nature juridique des menages commerciaux qui n'ont pas de personnalite morale, par consequent, les membres doivent etre tenus responsables par leurs biens des obligations decoulant des activites commerciales.
Outre les menages commerciaux, le decret elargit egalement les sujets d'application des mesures coercitives aux menages, aux groupes de cooperation et aux communautes residentielles, selon le principe: donner la priorite au traitement des biens communs, s'il n'y en a pas assez, traiter les biens prives de chaque membre.
Renforcer l'execution forcee par compte, bloquer les failles de dissimulation de biens
Un autre contenu important du decret 296 est l'elargissement du champ d'application de la deduction des depots, afin de surmonter les limites de l'ancienne reglementation.
Si auparavant, la deduction n'etait reglementee que pour les depots aupres des "etablissements de credit au Vietnam", aujourd'hui, la portee a ete plus clairement definie, comprenant:
- Compte aupres d'un etablissement de credit;
- Compte au Tresor d'Etat;
- Compte aupres d'une succursale bancaire etrangere operant au Vietnam.
Cette reglementation permet de garantir que, que les contrevenants deposent de l'argent dans les banques nationales, les banques etrangeres ou le Tresor public, les autorites competentes disposent toujours d'une base juridique complete pour mettre en œuvre l'execution forcee, limitant ainsi la situation d'evitement des obligations par le biais de canaux financiers specifiques.
Il est a noter que le decret 296 fixe egalement un delai obligatoire: Dans un delai de 3 jours ouvrables a compter de la date d'obtention de la demande, l'individu ou l'organisation soumis a l'execution forcee doit fournir les informations du compte. En cas de non-presentation, les autorites competentes sont autorisees a demander a la banque ou au Tresor public de fournir les informations servant a l'execution forcee.
La reglementation specifique de ce delai permet d'empecher la situation de "sacrer" des informations, de retirer de l'argent ou de dissimuler des biens avant d'etre soumis a des mesures coercitives.
Renforcer la responsabilite financiere
Le decret 296/2025/ND-CP stipule clairement que les agences de l'Etat, les unites de service public et les forces armees, lorsqu'elles sont sanctionnees pour des infractions administratives, ne sont pas autorisees a utiliser le budget de l'Etat pour payer les amendes. L'execution des decisions de sanction doit etre effectuee a partir de sources financieres legales ou de la responsabilite des individus et des organisations concernes.
Cette reglementation vise a mettre fin a la situation ou "l'argent du budget revient au budget", tout en ameliorant la responsabilite des dirigeants dans la gestion, l'exploitation et le respect de la loi.
Parallelement, la promulgation du decret 296 est consideree comme une etape importante dans le systeme juridique de traitement des violations administratives, dans un contexte ou:
- La feuille de route pour la suppression de la taxe forfaitaire est en cours de mise en œuvre;
- Le travail de gestion fiscale passe fortement a la plateforme de donnees numeriques;
- Les exigences de transparence financiere sont de plus en plus elevees.
A partir de 2026, les organisations, les menages commerciaux et les particuliers qui commettent des infractions ne doivent pas seulement assumer la responsabilite au nom de soi, mais doivent assumer la responsabilite substantielle par des biens, ameliorant ainsi la dissuasion, limitant la situation d'hesitation et augmentant l'efficacite de l'application de la loi.