Construire une base STEM suffisamment solide pour franchir de nombreux postes avec confiance
Un chiffre qui attire l'attention du ministère de l'Éducation et de la Formation, en 2026, environ 467 590 candidats se sont inscrits aux filières STEM, soit 53,4% des candidats inscrits à l'examen d'entrée à l'université. La question plus fondamentale à soulever est: après l'obtention du diplôme, quelles compétences pratiques les apprenants posséderont-ils que le marché recherche?
Selon le rapport sur l'avenir de l'emploi du Forum économique mondial (FEM), d'ici 2030, les fluctuations technologiques, économiques, démographiques et la transition verte créeront 170 millions de nouveaux emplois, tout en supprimant 92 millions d'emplois existants. Il est à noter qu'environ 39% des compétences actuelles des travailleurs devraient changer ou devenir obsolètes. Par conséquent, le problème essentiel n'est pas de prédire "quel métier existera", mais de déterminer quelles compétences aideront les gens à s'adapter à l'évolution constante de la structure professionnelle.

C'est la raison pour laquelle l'éducation STEM reçoit de plus en plus d'attention particulière. STEM n'est pas simplement un groupe de disciplines techniques ou technologiques à choisir lorsqu'on entre à l'université, mais avant tout une méthode d'éducation qui aide à développer des compétences globales grâce à la connexion interdisciplinaire entre la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques.
Par conséquent, étudier STEM ne signifie pas nécessairement devenir ingénieur de laboratoire, programmeur ou chercheur. Le processus de jouissance de l'éducation STEM aide les apprenants à prendre l'habitude de poser des questions, d'analyser des données, de tester, de concevoir des solutions, de maîtriser la technologie et de coopérer efficacement pour résoudre des problèmes pratiques.
Pour le Vietnam, alors que l'économie passe fortement du modèle basé sur la main-d'œuvre à faible coût aux industries de haute technologie à forte valeur ajoutée, le manque de compétences numériques et de compétences spécialisées crée des obstacles importants. L'esprit d'approche "skills-first" (priorité aux compétences) promu par l'OCDE suggère que le marché du travail passe de la priorité aux diplômes à la reconnaissance des compétences pratiques qu'une personne peut appliquer.
Le choix STEM ne doit donc pas être une course aux filières d'études qui sont étiquetées "hot". Une décision intelligente consiste à se concentrer sur la construction d'une base de compétences STEM suffisamment solide pour que les apprenants puissent franchir avec confiance de nombreux postes et professions différents. Les diplômes peuvent ouvrir la première porte, mais ce sont les compétences réelles de l'éducation STEM qui déterminent jusqu'où un individu peut aller dans sa carrière.
La convergence de l'IA et des STEM
L'éducation STEM ne se limite plus à enseigner aux élèves les techniques manuelles, à apprendre par cœur les algorithmes ou à assembler des modèles de robots selon des modèles. Lorsque l'IA peut automatiser la plupart des étapes techniques de base, les valeurs fondamentales des apprenants STEM se déplacent fortement vers le groupe de compétences de haut niveau: la capacité de poser des problèmes, la pensée sur les données et la capacité d'évaluer les résultats de la technologie.
À l'ère de l'IA, la compétence de « poser la bonne question » (prompt engineering) devient une compétence de pensée importante. L'IA peut donner d'innombrables réponses, mais seules les personnes ayant une solide base de connaissances STEM savent poser des questions précises, dégager la nature du problème et accéder correctement aux données nécessaires. Plus important encore, les résultats créés par l'IA ne sont pas toujours exacts ou optimaux. Les élèves doivent être équipés d'une pensée critique pour vérifier les données, détecter les erreurs logiques, évaluer la sécurité technique et évaluer la faisabilité des solutions suggérées par l'IA. La technologie peut fournir des matériaux, mais la pensée humaine est le filtre décisif de la qualité finale.
La convergence de l'IA et du STEM ouvre également des opportunités de résolution de problèmes pratiques à une vitesse et à une échelle supérieures. Grâce aux outils d'IA et aux plateformes sans code source (no-code), les barrières techniques sont considérablement réduites. Les lycéens peuvent désormais utiliser l'IA pour analyser les données des capteurs environnementaux, prévoir les tendances météorologiques locales ou concevoir des applications pour aider les personnes handicapées sans avoir à suivre de nombreuses années d'apprentissage de la programmation spécialisée.
Cependant, l'intégration de l'IA dans les STEM ne sera pas complète sans la stimulation de l'éthique technologique et de la responsabilité sociale. L'éducation STEM à l'ère moderne doit aider les élèves à prendre conscience des risques liés aux préjugés sur les données, à la vie privée, à la sécurité de l'information et à l'impact de la technologie sur l'environnement et la communauté. L'utilisation de l'IA pour résoudre le problème réel ne consiste pas seulement à rendre les produits opérationnels, mais aussi à garantir que la solution soit humaine, sûre et durable.
Le changement le plus important vers lequel l'éducation STEM s'oriente à l'ère de l'IA est de transformer les apprenants de la génération "Consumer" (consommateurs technologiques passifs) en "Creator" (créateur de solutions qui apportent une valeur réelle). Si l'on s'arrête uniquement à l'utilisation de l'IA comme outil de divertissement ou de soutien à l'exécution des devoirs, les élèves ne restent que des consommateurs passifs. Inversement, lorsqu'ils savent combiner la pensée intégrée STEM avec la puissance de l'IA pour créer de nouveaux processus, optimiser les ressources ou résoudre un problème spécifique de la vie, les élèves sont officiellement entrés dans la position de créateur.