Le projet de loi foncière (amendée) vient d'être publié par le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement pour recueillir des avis jusqu'à la fin du 10 août. Dans la soumission, le ministère a indiqué qu'après près de deux ans de mise en œuvre, la loi foncière de 2024 présente encore un certain nombre de limites, et qu'il est nécessaire de continuer à étudier et à perfectionner les politiques afin de débloquer les ressources foncières au service du développement socio-économique.
Selon le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, le marché immobilier national recèle encore de nombreux facteurs d'instabilité tels que la spéculation, la "fièvre foncière", l'augmentation des prix des terrains qui ne correspondent pas à la valeur réelle. Ces fluctuations affectent non seulement la macroéconomie, mais ont également un impact direct sur l'élaboration et la mise en œuvre de la politique foncière. Par conséquent, il est nécessaire de continuer à perfectionner le mécanisme d'évaluation foncière, tout en disposant d'outils de régulation efficaces pour contrôler le marché.
En conséquence, le projet de loi foncière (amendée) propose de supprimer le principe de l'évaluation foncière selon les principes du marché lors de la détermination du prix foncier, afin de promouvoir le rôle de l'État dans la décision du prix foncier; et en même temps de réglementer les méthodes d'évaluation foncière dans le sens de la science et de la publicité.
Le projet propose également de supprimer les dispositions relatives aux prix spécifiques des terrains. Au lieu de cela, les dispositions relatives au barème des prix des terrains, au coefficient d'ajustement des prix des terrains, au taux de calcul des recettes d'utilisation des terrains, des loyers fonciers pour chaque type de terrain par sujet, forme d'utilisation des terrains; le taux d'indemnisation; les coûts de construction d'infrastructure déterminés conformément aux dispositions de la loi sur la construction serviront de base au calcul des recettes d'utilisation des terrains, des loyers fonciers; les indemnités lorsque l'État récupère des terrains; la détermination du prix de départ pour la vente aux enchères des droits d'utilisation des terrains; le calcul des taxes, frais et redevances liés à l'utilisation des terrains; le calcul des amendes pour les infractions administratives dans le domaine foncier; la détermination de la valeur des droits d'utilisation des terrains lors de la privatisation des entreprises publiques; l'exercice
Selon le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement, cette modification vise à éviter la situation de manipulation des prix des terrains, à ne pas permettre la formation d'un mécanisme de prix à plusieurs niveaux.
Le projet stipule également l'unification du pouvoir de décision, de modification et de complément du barème des prix fonciers et du coefficient d'ajustement des prix fonciers relevant du Conseil populaire provincial, améliorant ainsi le rôle et la responsabilité de cet organisme dans le travail de décision des prix fonciers.
En outre, le projet propose de supprimer les réglementations sur le conseil en détermination des prix des terrains et les conditions d'exercice du conseil en détermination des prix des terrains afin d'accroître la responsabilité des agences de gestion de l'État et des unités de service public dans l'élaboration des tableaux de prix des terrains, des coefficients d'ajustement des prix des terrains, tout en réduisant les conditions d'exploitation.
Il est à noter que le projet ajoute des politiques financières sur les terres et les impôts pour réglementer la différence de rente foncière; gérer et réglementer raisonnablement la valeur ajoutée des terres due à la planification, à l'investissement dans les infrastructures, au changement de destination des terres, à l'expansion de l'espace urbain afin de lutter contre les groupes d'intérêts, la corruption et la négativité; créer des ressources pour moderniser les infrastructures prioritaires, rénover et embellir les villes, développer le logement politique et la sécurité sociale, en assurant l'harmonie des intérêts entre l'État, les citoyens, les investisseurs et la communauté.
Dans le même temps, le projet propose également de réglementer la différence de rente foncière pour la part excédentaire dans le commerce immobilier et d'appliquer une politique fiscale élevée aux terres abandonnées, aux activités d'achat et de vente à court terme afin d'utiliser efficacement les ressources foncières, de lutter contre le gaspillage, d'assainir le marché immobilier et de limiter la spéculation.
En outre, le projet stipule spécifiquement les fonctions, les tâches et les responsabilités de l'organisme de détermination, d'évaluation et de décision des prix fonciers selon le principe que le gouvernement central élabore des critères-cadres, des principes, des méthodes et des mécanismes d'inspection et de supervision, tandis que les localités décident des prix fonciers.
Le ministère de l'Agriculture et de l'Environnement affirme que les prix des terrains décidés par l'État seront construits sur la base de données complètes, scientifiques, publiques et reflétant raisonnablement la réalité du marché. Dans le même temps, ce niveau de prix sera connecté aux données foncières, fiscales, notariales et bancaires afin de limiter la situation de manipulation des prix et de ne pas permettre la formation d'un mécanisme de plusieurs niveaux de prix.