Je ne veux pas que vous perdiez votre plaisir, mais à plusieurs reprises, j'ai dû refuser catégoriquement.
Dans la culture de la communication des Vietnamiens, l'alcool est depuis longtemps considéré comme un "catalyseur" des rencontres et des connexions. Mais lorsque cette joie est poussée au-delà des limites, transformée en invitations persistantes, voire forcées, elle n'est plus une culture, mais est devenue une forme de pression sociale qui doit être réglementée par la loi.
La promulgation par le gouvernement du décret 90/2026 sur les sanctions administratives dans le domaine de la santé réglementant les actes d'incitation et de contrainte d'autres personnes à boire de l'alcool ou à consommer cette boisson juste avant et pendant les heures de travail et d'études obligera les contrevenants à payer 1 à 3 millions de dongs. Il s'agit d'un signal notable dans les efforts visant à rétablir l'ordre culturel de consommation des boissons alcoolisées et d'un message clair: le droit de refuser doit être respecté.
La réalité montre que dans de nombreuses fêtes, des fêtes d'entreprise aux rencontres avec des partenaires en passant par les rassemblements d'amis, la situation de "ne pas boire n'est pas joyeux", "ne pas être ivre ne rentre pas" est toujours courante. Les personnes qui ne boivent pas sont souvent regardées avec des regards peu sympathiques, attribuées des préjugés tels que "n'est pas enthousiaste", "difficile d'approche", voire isolées du collectif. Les invitations initiales peuvent être de nature sociale, mais lorsqu'elles sont répétées, transformées en coercition, il s'agit déjà d'une violation des droits personnels.
Il est à noter que les conséquences de la contrainte à boire de l'alcool ne se limitent pas aux émotions. Cela peut entraîner de graves risques pour la santé, en particulier pour les personnes souffrant de maladies sous-jacentes, les personnes qui ne sont pas habituées à consommer des boissons alcoolisées. De nombreux cas ont dû être hospitalisés pour intoxication alcoolique, accidents de la route après des beuveries, et ont même laissé des conséquences à long terme sur le plan physique et mental. À ce moment-là, la question qui se pose est la suivante: Qui sera responsable de ces conséquences?
Dans ce contexte, il est tout à fait nécessaire d'inclure l'acte de forcer à boire de l'alcool dans la catégorie des sanctions. Il n'a pas seulement une signification dissuasive, mais contribue également à remodeler les normes de comportement dans la société. Une invitation peut être polie, mais le respect du choix des autres est civilisé.
Cependant, il faut également reconnaître que les sanctions ne sont qu'une partie de la solution. Avec une amende de 1 à 3 millions de dongs, de nombreux avis estiment qu'elles ne sont pas assez fortes pour créer un changement clair, en particulier dans des environnements où la culture de la boisson est profondément ancrée comme une "pratique tacite". Le problème ne réside pas seulement dans le niveau de l'amende, mais aussi dans la capacité de détecter, de traiter et, plus important encore, de changer la perception.
L'une des principales difficultés est que l'acte de forcer à boire se produit souvent dans un espace privé, difficile à prouver, difficile à établir un procès-verbal. Personne ne veut transformer une fête en "lieu de procès-verbal". Par conséquent, si l'on ne compte que sur les forces de l'ordre, cette réglementation aura du mal à entrer dans la vie. La participation de toute la communauté est nécessaire pour s'exprimer, refuser et protéger son droit de choisir.
Pour que cette réglementation soit réellement efficace, le plus important reste de changer de perception. Chacun doit comprendre que l'enthousiasme ne peut pas être mesuré par le nombre de verres de vin et que les sentiments ne peuvent pas être construits sur la contrainte. Une rencontre joyeuse est lorsque tout le monde est à l'aise, et non lorsque quelqu'un doit forcer à lever son verre.
Il est temps de dire "non" à la culture de la drogue. Non pas pour perdre les plaisirs, mais pour que les plaisirs deviennent plus civilisés, plus sûrs et vraiment significatifs. À ce moment-là, les sanctions ne seront plus un outil de punition, mais deviendront un point d'appui pour une nouvelle norme, où le respect et les droits individuels sont placés au premier plan.