Les equipes de secours font de leur mieux pour rechercher...". Il a crie fort:
- Oh la la, Doc Proi est mon village natal. Monsieur Cang, ouvre fort, ouvre a nouveau pour moi.
M. Cang, panique, a pousse la porte et a dit:
- On ne peut pas l'ouvrir, ils le republieront bientot.
Thoang a serre les pieds, s'est gratte la tete, s'est rase les cheveux: - Qu'est-ce qu'il y a d'autre a dire, vous entendez bien Doc Prui?
- Oui, un glissement de terrain. M. Cang a repondu avec determination.
- Pas de tempete. Seule la pluie, qu'est-ce qu'un glissement de terrain?
- C'est le deversement de l'inondation.
Thoang a appuye sur le numero de telephone du briquetage, plusieurs fois, sa femme n'a pas ecoute.C'est dangereux, la maison s'est deversee, Thoang a rapidement ramasse des choses et les a mises dans un vieux sac a dos, s'est enfui a toute vitesse dans la rue.M.
Cang l'a poursuivi et lui a donne un peu d'argent, on ne sait pas combien, puis a dit a la hate: - Prenez-le et allez dans la rue, calmez-vous, si vous insistez, ça vous gachera, comment pouvez-vous m'appeler?
N'ayant pas eu le temps de remercier, Thoang est disparu derriere la petite rue.M.
Cang a regarde et a reflechi avec inquietude...Il y a environ deux ans, ce jour-la, il est rentre du travail, en passant devant le marche, il a vu un jeune homme debout distrait au bout de la rue, que tout le monde appelait familierement "marche de coolies", s'approchant pour lui demander des choses, il a dit avec hesitation: "Monsieur, savez-vous qui embauche quelqu'un pour travailler ?" En regardant dans tout son corps, M.Cang a legerement hoche la tete: "Oui, mais savez-vous cueillir du cafe ?" Il a pris le bras de M.Cang, a murmure: "Oui, je peux, vous me laissez travailler, je vous remercie".M.Cang a doucement dit: "C'est une question, laissez-moi dire aux proprietaires d'abord.Je travaille aussi pour eux".Il a continue a supplier: "Oui, monsieur, aidez-moi,
En discutant avec les proprietaires, j'ai appris qu'il s'appelait Ho Van Thoang, originaire de Doc Prui, a plus d'une centaine de kilometres de la, et qu'il suivait les pentes abruptes des montagnes. On l'appelle Doc Prui parce qu'il s'agissait autrefois d'une foret sacree et d'eau toxique, avec des troupeaux de pythons vivant, que personne n'osait approcher. Puis un jeune homme fort et robuste venu d'ailleurs, talentueux pour attraper des pythons et des serpents, s'est courageusement precipite dans la grotte, eliminant tous ces animaux feroces. Apportant la paix au village, des forets verdoyantes, des eaux de source fraîches. Les gens et la nature s'harmonisent, s'elevant de generation en generation. Le nom Doc Prui est ainsi.
Ces dernieres annees, des groupes de personnes plus feroces que des pythons et des serpents se sont precipites pour couper la foret, construire des digues, bloquer l'eau qui s'ecoulait d'en haut pour construire des centrales hydroelectriques. La saison seche, l'eau etait insuffisante, les rizieres etaient fissurees. La saison des pluies, les centrales hydroelectriques ont de nouveau deverse des eaux de crue, l'eau a inonde de maniere immense, emportant les maisons. Les villageois de Doc Prui vivent principalement de la chasse et de la cueillette de cannelle dans la foret. Jusqu'a present, il n'y a plus de foret, pas plus d'odeur de cannelle parfumee, pas plus de pousses de bambou, de champignons, les gens ont quitte le village. Ho Van Thoang, ses parents sont morts tot, pauvres, se sont maries pendant longtemps avant d'avoir un petit fils, ils ont dû le laisser a la maison et monter sur les hauts plate
Les proprietaires de jardins de cafe sont gentils, l'acceptent pour cueillir du cafe avec M. Cang et arrangent des logements proches l'un de l'autre pour faciliter les deplacements et les soins...
2
Ce n'est que dans l'apres-midi que Thoang est rentre chez lui. La pente de Prui etait remplie de douleur et de deuil. Glissement de terrain terrifiant, la montagne s'est effondree, d'enormes quantites de terre et de pierres ont enseveli tout le village, il n'y avait plus de paysage paisible. Combien de proches, de parents et de voisins etaient-ils tous la? S'arretant devant le tas de terre et de pierres et de meubles en desordre, Thoang a crie:
- Oh mon Dieu, ou sont ma femme et mes enfants, ou est ma maison?
Dans toute la region de Doc Prui, a ce moment-la, des pleurs ont retenti: la mere cherchait son enfant, la femme cherchait son mari, leurs corps etaient encore enfouis quelque part au milieu des decombres desoles, flottant avec la vaste mer d'eau.
La pente de Prui est egalement impregnee de sueur et d'efforts de centaines de soldats qui, jour et nuit, ne se soucient pas du vent et de la pluie, creusent et recherchent avec difficulte les personnes disparues. Un soldat en vetements mouilles et taches s'est leve en signe d'euphorie:
- Plus de pleurs, ferme-toi, ta femme et ton enfant ont ete retrouves et transferes au poste de secours avance.
- Qu'est-ce que disent les soldats? N'est-ce pas? - Demande Thoang avec insistance.
- Oui, c'est l'argent de l'equipe de secours, pour aider votre famille a surmonter cette difficulte.
Thoang a pousse les pieds et a crie fort:
- Je n'ai pas besoin d'argent, j'ai juste besoin d'un bus pour aller aux urgences pour voir le visage de ma femme et de mes enfants.
Acceptant les souhaits des habitants, le soldat a demarre le moteur, a saute dans la voiture, a accelere pour emmener Thoang sur la route. Il pleuvait abondamment, l'eau du ciel s'est deversee, l'eau des pentes des collines et des ravins s'est deversee violemment. Apres avoir parcouru quelques kilometres, la route devant lui est tombee en un trou profond. Les deux extremites, les personnes et les vehicules se sont entasses. Fin du chemin. Sans hesiter, Thoang a saute de la voiture, a couru rapidement sur les pentes des collines, s'est retourne et a dit fort, eclipsant meme les cris du vent:
- Les soldats rentrent, je traverse la colline de l'autre cote, je cherche un moyen.
Le soldat s'est precipite pour l'arreter:
- Non, descends, c'est tres dangereux.
De temps en temps, je faisais des tatouages sur la colline. Le soldat a ramene:
- Descendez, revenez, les montagnes se sont effondrees, les arbres sont morts maintenant.
- Aller chercher sa femme et ses enfants et mourir, c'est mieux que de rester assis la a laisser sa femme et ses enfants mourir. Les soldats rentrent.
Incapable de l'arreter, le soldat a donne une lampe de poche a Thoang:
- Il fait nuit, marcher dans la foret est dangereux, la lampe de poche est la, eclaire le chemin.
- Merci les soldats, on est habitues a la jungle.
3
Les deux se sont separes sous la pluie battante, le vent hurlait violemment, le ciel etait sombre. Thoang est ne et a grandi dans la foret, les chemins dans la foret etaient familiers a lui comme la paume de la main. Chaque jour, il allait dans la foret a la recherche d'arbres, a la cueillette de fruits. Il y a eu une epoque de prosperite, a la recherche de champignons anciens lingzhi pour faire des medicaments contre le cancer. Les champignons anciens lingzhi pesant plusieurs dizaines de kilos, attaches pendant des centaines d'annees sur des troncs d'arbres anciens, plusieurs personnes les serraient dans leurs bras. Pendant la guerre, les Etats-Unis et les fantoches n'ont pas ose s'approcher de cet endroit, il n'y en allait pas. Apres la liberation, il a ete honore comme foret vierge nationale, strictement protege, la conservation de la biologie et de la botanique. Puis, je ne sais pas qui a dit, l'electricite est plus necessaire que le bois, le bois a
La pluie est toujours faible, grace a la lampe de poche des soldats, Thoang a habilement grimpe pres du sommet de la colline pour eviter les glissements de terrain, passant rapidement d'une colline a l'autre. Heureusement, la foret n'a plus d'arbres. Les gens l'ont abattue depuis longtemps, il ne reste plus que les racines pour se deplacer librement sans avoir a se faufiler dans les buissons. Les animaux sauvages et les serpents n'ont plus d'endroit pour nicher et ont disparu de leurs grands-parents et de leurs petits-enfants. La foret vierge, nue, penche son ventre vers le ciel pour que "le ciel verse de l'eau". Thoang a continue a marcher, a continue a marcher, le ciel s'est arrete, l'est est devenu rouge dans le brouillard brumeux, fatigue, affame, le visage grisatre a cause du froid, allonge au pied de l'arbre, quelqu'un l'a coupe, comme un lit,

4
Thoang a couru partout jusqu'au flanc de la colline, ici il n'y a pas eu d'erosion, seulement l'eau est montee, ou que l'eau soit haute, tout s'est engouffre. Les villageois se sont bruyamment disperses pour jeter leurs biens, courir pour prendre des personnes. Les adultes portent les enfants, les personnes agees assis sur les radeaux, sur les rampes, les enfants et petits-enfants se sont precipites pour pousser. Thoang, confus de ne pas savoir ce qu'il devait faire, un grand monsieur, d'une voix rauque, a pousse l'eau:
- Attends, monte, vite, je reviens.
- Qu'est-ce que c'est? Par commerages, sans aucune familiarite, il s'est fait passer pour un membre de sa famille qui s'invitait a boire.
Son oncle a repondu avec les yeux rives:
- Montez sur le buffle, accrochez-vous a moi comme un moto-taxi.
Faisant doucement comme ça, le buffle a halete et a nage au milieu de la mer trouble et des ordures, alors il a continue a prendre le risque de demander:
- Oncle, ou allons-nous maintenant?
- Oh, ce type, va dans le hameau de Go pour eviter les inondations, tu es tombe du ciel, idiot.
Notre oncle a tire sur le buffle, tout en criant... ils... tirent, en dirigeant le buffle dans la bonne direction. Hesitant, maladroit, ne sachant pas quoi dire, s'il avouait la verite, il serait lache dans cette vaste mer d'eau, il mourrait. Se retournant doucement, notre oncle a demande comme s'il criait:
- Dans quel hameau es-tu? De qui es-tu, je trouve ça un peu etrange?
Il faut avouer la verite:
- Je suis reste jusqu'au bout de la pente de Prui - Thoang a raconte toute la situation puis a supplie - Oncle, s'il vous plaît, laissez-moi partir, tout l'argent, je l'envoie.
- Tu es fou, pourquoi prends-tu de l'argent, tu crois que je suis un chauffeur de buffles, je suis un soldat de chars, le long de cette route de Truong Son, je ne suis pas etranger - L'oncle a dit doucement - Pourquoi tu parles maintenant? Il vient d'arriver un bateau qui emmene une femme enceinte a l'hopital, c'est terrible.
- Oui, merci monsieur, je ne savais pas.
- La pluie quitte, maman, merci encore, cheri. Entrer dans le hameau de Go puis prendre ce chemin jusqu'au poste de secours, c'est aussi bien.
Le buffle etait vraiment fort, il a porte ses deux freres et sœurs a dos et a marche, tantot nageant, tantot se balançant et courant dans l'eau, et en peu de temps, il est rentre a terre. Dans le hameau de Go, les gens fuyaient les inondations en panique. L'oncle a appele sa femme et a dit:
- Si vous avez de quoi manger, apportez-le aux invites, vous aurez bientot faim.
Les deux, mere et fille, l'ont traînee dans un panier de maïs bouilli. Pendant toute l'apres-midi et la nuit derniere, ils n'ont rien mange, ils avaient vraiment faim, Thoang a mange delicieusement deux maïs. L'oncle a dit bruyamment:
- Apres avoir mange, je reviens chercher d'autres personnes, ta mere a emmene ton oncle au village, lui a montre le chemin vers le poste d'urgence.Ici, ta femme et tes enfants viennent d'etre arraches dans les decombres, clairement malheureux, malheureux?
La femme a repondu oui puis s'est precipitee pour se preparer.
Apres avoir parcouru tout le hameau de Go, il y a une route vers l'autre village, l'eau n'est pas encore completement inondee, il y a encore des endroits ou on peut y aller. La femme a dit avec enthousiasme:
- J'ai pris quelques maïs, je ne sais pas ce qui s'est passe dans ce pays, la pluie est arrivee, il n'y avait rien a manger et j'avais faim.
Thoang, la gorge serree, les yeux etouffes, les mains tremblantes serrant fermement quelques maïs. La femme a doucement frappe le dos de Thoang, lui conseillant:
- Allez-y a temps, il n'y a plus rien a dire. Prenez soin de votre femme et de vos enfants, plus tard, il vous repondra.
- Oui, apres les inondations, j'emmenerai ma femme et mes enfants vous rendre visite.
Marchons vite pour passer ce bref moment de rupture, rare.
5
La route menant au village est facile a parcourir. Grace au mouvement de construction de la nouvelle ruralite, des dizaines d'objectifs ont ete fixes, peut-etre que l'objectif de betonnage des routes du village est efficace, propre, sans nids-de-poule ni nids-de-poule. Abandonnant legerement comme un marathonien sur le point d'atteindre son objectif. Se rapprochant du deversoir, l'eau coulait rapidement, une vieille dame s'est debattue et n'a pas ose y aller. S'arretant legerement, elle a dit poliment:
- Grand-pere, je vais le porter.
La vieille dame a regarde Thoang et a hoche la tete en souriant. Rapidement, il s'est penche pour l'emmener sur son dos sur le pont, a marche un peu, a essaye de le poser, puis il a frappe la main pour pointer vers l'avant. Au loin, il y avait une ecole a deux etages, l'eau inondait progressivement le premier etage, les nageurs, les pataugeurs, les personnes portant des affaires, de la nourriture et des ustensiles de cuisine... entraient et sortaient bruyamment. La vieille dame n'a rien dit, a frappe la main sans cesse, probablement l'a exhortee a aller plus vite. Il pleuvait encore plus fort, l'eau avait depasse ses genoux, Thoang l'a remuee pour que ses pieds ne soient pas taches d'eau, lui a donne le paquet de maïs pour qu'elle le tienne, puis a dit:
- Grand-mere, accroche-toi fermement, je vais vite.Je dois encore aller aux urgences.Ma femme, mes enfants et moi sommes aux urgences la-bas.
Sur son epaule, Thoang voit de temps en temps son menton frapper, il doit entendre et comprendre ce qu'il dit.Contrairement a l'ennui des milliers de personnes, entendre mais ne pas comprendre ce que les gens disent.A l'ecole, Thoang l'a portee directement au deuxieme etage, tout le village s'est precipite ici pour eviter les inondations, les enfants, les personnes agees etaient assis en grand nombre.Tenant un paquet de maïs, saluant grand-mere, Thoang a rapidement descendu les escaliers pour continuer.
6
Le ciel coule d'eau, le vent siffle, l'eau est montee jusqu'a l'estomac, on ne voit plus ou sont les routes, ou sont les champs, Continuez a marcher, marchez et vous arriverez, en vous disant ce que vous voulez. D'apres, des appels se sont repandus:
- Oncle, qu'est-ce que tu fais? Oncle, qu'est-ce que tu fais!
Puis il s'est retourne et a crie fort:
- Qui a appele? Vous m'avez appele, n'est-ce pas?
En s'approchant, une petite-fille, debout sous la pluie, a dit avec embarras:
- Oncle, viens-tu de porter ma grand-mere?
- C'est ça, qu'est-ce qui se passe, mon petit? J'etais paniquee, effrayee que quelque chose ne m'affecte pas.
Les eaux de pluie coulent du front aux joues a travers la bouche, souriant joyeusement, la petite fille doucement:
- Ma grand-mere m'a ordonne de la poursuivre, merci monsieur. S'il vous plaît, excusez-moi, ma grand-mere est muette, elle peut ecouter, elle ne peut pas parler.
Vaguement confus, il s'est excuse:
- Oh la la, grand-mere, tu es trop prudente. Ce n'est pas comme ça, patauger sous la pluie et le vent comme ça, c'est dur pour moi.
La petite-fille essaie toujours d'expliquer:
- Avant, quand j'etais fonctionnaire communale, ma grand-mere et ma petite-fille parlaient tres bien, tout le monde les louait. Puis, je ne comprends pas pourquoi, il y a eu une question de solidarite interne, ma grand-mere n'a plus parle, ou si elle ne voulait pas parler, elle ecouteait tout ce que quelqu'un disait, comprenait, prenait des notes et les laissait la, tout comme un fantome, monsieur.
- Pas etonnant que l'oncle raconte des histoires, la grand-mere ecoute tout et ne voit aucune expression d'affection. Maintenant, la grand-mere me demande d'apporter des excuses sous la pluie comme ça, l'oncle est tellement emu. Je lui dis, laisse-moi te demander.
Tout en parlant, Thoang a leve la main pour essuyer ses larmes. L'eau de pluie, les larmes se sont dispersees et sont tombees dans l'immensite de l'eau, Les ordures, les porcs et les poulets a l'estomac blanc flottant lentement. Quelque part, des fumees d'encens, s'envolant des radeaux de bananes flottant, priant pour les ames de porcs, de poulets, de personnes tombees, qui sait, peut-etre que pour toutes les vies humaines, c'est l'ame de la renaissance humaine. Silencieux, presse dans son cœur, a l'exterieur, il y a toujours une tempete de vent. La petite-fille, tenant la main de Thoang, secoue fort: (voir la page 76)
- Oncle, ma grand-mere m'a dit de porter ce gilet de sauvetage pour pouvoir traverser les profondeurs. Et voici, boîte haute a etoile jaune, quand il fera froid, oncle, avalez un peu, rechauffez-vous et partez, oncle.
Depuis hier jusqu'a aujourd'hui, Thoang a porte tant d'affection, se concentrant sur ses jambes lourdes qui s'enfoncent progressivement dans la boue et l'eau, les deux oncles et petits-enfants sont debordants.
- Retourne, je t'emmene par la route interieure - La petite-fille a tire Thoang hors de la mare - Un peu loin, mais sur le flanc de la colline, c'est plus facile, oncle.
Les deux oncles et nieces se sont soutenus mutuellement pour revenir, soudain une vague s'est levee et a pousse les deux personnes sur une courte distance, suivie d'un bateau a moteur qui s'est approche. Soudain, ils ont leve la main et ont crie:
- Bois, laisse-moi aller.
Le bateau a crie fort puis a saute vers l'avant, laissant des vagues sans ame. La petite-fille s'est retournee et a dit:
- Ils ne l'ont pas laisse partir, monsieur.
- Qu'est-ce qu'il y a, bateau de sauvetage, si vous ne transportez pas votre oncle et votre neveu, qui transportez-vous? dit Thoang avec curiosite.
La petite-fille rit:
- C'est le bateau de la maison ruong la-haut - la petite-fille pointe vers la haute colline - ils vont chercher des invites pour la reunion. Vous ne voyez pas le grand slogan?
- Quelle reunion?
- L'assemblee generale des actionnaires, elle est sourde, je ne sais pas.
- Pourquoi une reunion en ce moment?
- C'est parce qu'il pleut, ce n'est pas qu'ils se sont devoiles, oncle! Dans quelques instants, nous passerons de la, il y a une route appelee courbe douce.
- Ça a l'air bien, pourquoi tu appelles ça?
- C'est comme ça, sur la colline, il y a un cimetiere, sa maison ruong est juste a cote de la route, j'ai peur qu'il force le village a construire une autre route. Le village refuse parce que le cimetiere a des centaines d'annees, et sa maison vient d'arriver. Mais quand un morceau de papier manuscrit arrive, le village doit le supporter, le redresser et le courber tres loin derriere. La courbe est si douce, monsieur.
- Ah oui, ça ressemble a une histoire mythologique, n'est-ce pas? Qui est-ce qu'il est? Je lui ai demande avec surprise.
- Je ne sais pas, j'ai juste entendu dire qu'il faisait quelque chose de tres grand dans la centrale hydroelectrique. La maison n'a que des piliers, des piliers, du bois brillant, enorme, des dizaines de fois la taille de ma maison. Jamais inonde.
- Il est doue pour les calculs, n'est-ce pas?
- Mais tu es tres tetu, oncle. Hier, quelqu'un est mort dans le village, j'ai demande a louer un bateau pour transporter le cercueil, mais tu n'as pas donne, tu as dit que tu etais occupe a te preparer pour une reunion. C'est pareil, mon fils doit prendre une corde pour suspendre le cercueil de maman au pilier de la maison pour qu'il ne soit pas inonde et pourri, ce serait terrible.
En entendant la petite-fille raconter, Thoang frissonna, frissonnait la colonne vertebrale, s'est precipitee pour ouvrir la boîte haute Sao vang, a englouti un peu. La petite-fille a continue a raconter avec indifference:
- Vous entendez quelque chose?
- Le son de la trompette funebre, n'est-ce pas? Ces derniers jours, sous la pluie, inquiete et fatiguee, mes deux oreilles resonnent, en ecoutant de l'un, j'ai perdu l'autre.
- Oui, a gauche, c'est la trompette des funerailles. Je me suis tourne vers la droite et j'ai entendu un bruit de musique retentissant provenant de la maison d'accueil des invites.
- Oui, c'est vrai, il y a des inondations comme ça et ils se reunissent encore?
- Ils n'ont pas a s'inquieter comme nous, oncle.
La petite-fille qui l'emmene sur cette route est vraiment heureuse, c'est vrai que la courbe est douce, en traversant la grande maison ruong, on peut aussi sentir le parfum. L'eau ne fait que tatouer les pieds, la ou c'est le plus profond, c'est jusqu'aux genoux. En peu de temps, les deux oncles et nieces sont arrives au bord de la riviere, Thoang murmure:
- Mon enfant, je ne sais pas comment dire pour remplir mon bon cœur. Tu es tellement gentille avec moi.
La petite-fille se debat:
- Il n'y a rien a montrer, oncle, ma grand-mere m'a dit de le faire. Oncle est encore plus miserable que moi, la maison est enfouie, ma tante et moi ne savons pas si nous allons encore vivre ou mourir, mon cœur est en difficulte, pourquoi nous soucier de moi? Depeche-toi de partir sinon tu seras en retard.
Les pieds de Thoang grinchaient, ne sachant pas quel pas faire d'abord, quel pas faire ensuite, regardant maladroitement en arriere, la jeune fille avait deja fait ses premiers pas, les cheveux derriere lui etaient ecarquilles. Oh la la la, sans demander le nom de la vieille dame et de son petit-fils, j'etais tellement confus, quand je reviendrai, ou trouver.
7
Portant le gilet de sauvetage que sa petite-fille venait de lui donner, se preparant a traverser la riviere, Thoang a ete frappe par les vagues et est tombe a la renverse sur la route. Le bateau a moteur qui venait d'arriver s'est retourne et s'est precipite, courant vite, les vagues etaient fortes. Le sac sureleve dans le bateau etait compose de plusieurs tetes, portant des echarpes bleues et rouges sur le cou, entrecoupe de jeunes filles portant des parapluies pour se couvrir la tete. Les vagues ont chasse les vagues, s'etendant sur une ligne, brisant la formation du troupeau de canards qui cherchaient de la nourriture. La gardienne de canards assise sur le gouffre tenait un panier et poursuivait sans avoir le temps, voyant Thoang, elle a crie fort:
- Qu'est-ce que tu veux dire, tiens-toi a la tete et chasse les canards pour moi.
Sautant tranquillement dans la riviere, pataugeant au milieu du courant pour accueillir le troupeau de canards. Les deux pinces se sont refermees, le troupeau de canards a patiemment nage jusqu'a la maison. Dans la cour de sa maison, l'eau a inonde le sol, les canards sont tous entres, elle a referme le portail. En haletant, elle a dit:
- Sans toi, j'aurais perdu des centaines de canards, j'aurais dû mouiller sur le bateau de cet homme, les vagues etaient deja grosses et j'ai meme fait monter les vagues sur les vagues. Partager les benefices, quel avantage, pourquoi se disputer pendant quelques jours? Rupture de digue, rupture de barrage, c'est juste rejeter la faute sur le ciel. Si vous avez cree un karma, vous devez le rendre, les gens doivent porter leur karma commun. C'est la loi du karma, monsieur. N'est-ce pas miserable! Le canard n'a pas pitie, il a pitie... - S'il vous plaît, si vous vous enfilez la bouche, vous rirez a chaudes larmes, apres un moment, elle a dit - Je suis vraiment morte de la pluie et du vent, il n'y a pas de bois de chauffage pour faire bouillir de l'eau, vous buvez une bouteille d'eau, hier, une equipe est venue pour aider.
Elle s'est precipitee dans la piece, Thoang a bu un peu d'eau, a regarde sa petite maison. Plusieurs cadres de photos, ou des certificats de merite, des medailles ont ete abaisses, avant meme d'etre emmenes au grenier pour eviter les inondations. Elle a dit:
- C'est un soldat de Truong Sa, beaucoup de certificats de merite. Six ans, ma mere et moi avons travaille dur a la maison mais nous sommes fiers, epouses de soldats de l'île. Etes-vous d'accord?
- Oui, il a l'air majestueux, n'est-ce pas? Soudain, elle prend la photo et la complimente. Elle sourit a nouveau.
Dans le grenier, il y avait un cours de quelqu'un provenant d'un petit haut-parleur. Elle s'est vantee sans hesitation:
- Heureusement, le Latop est branche, il profite de l'occasion pour etudier en ligne, il passera l'examen d'entree a l'universite dans quelques jours.
Je ne comprends peut-etre pas ce qu'est l'apprentissage en ligne, mais je te complimente aussi sur une phrase pour avoir de l'elan:
- Alors, cherie, si tu travailles dur comme ça, tu seras certainement admise.
Elle a ri a nouveau, les larmes ont coule, a essuye rapidement avec sa main et a dit:
- J'espere aussi, il n'est pas necessaire d'etre grand-pere ou grand-mere. L'essentiel est qu'ils soient bons eleves, qu'ils fassent ce qu'ils veulent, qu'ils ne soient pas stupides, qu'ils ne soient pas avides, pour que le village ne soit pas inonde, c'est une bonne chose.
Apres avoir entendu la situation de Thoang, elle a soupire puis a pousse et sa main a eu des œufs de canard. Thoang a refuse:
- Tu m'as paye?
- Tu dis ça, je suis en colere - Soudain, ma sœur m'a appele, j'ai fait Thoang, surprise puis plus proche - C'est moi qui ai donne a ma sœur et a mon petit-fils qui se plaignent a l'hopital, de retour de la mort, ils doivent tuer des vaches pour celebrer, mais ce sont des œufs. Comprends-tu?
Dans cette situation, Thoang n'a pas pu prononcer un mot, portant un panier plein d'œufs de cane, les epaules denudees, le corps brûlant, les jambes tremblantes enfoncees dans la boue, pataugeant dans l'eau, marchant. Elle a tire le bateau pres, disant comme si elle donnait un ordre:
- Montez a bord du bateau, il est impossible de traverser la riviere a nager.
- Comment peux-tu me rendre le bateau?
- Pas besoin de payer, passez de l'autre cote, il y a une section de route principale menant au poste de secours des soldats, laissez le bateau la, ceux qui en ont besoin l'emportent. Si vous perdez ce bateau, achetez un autre bateau, si vous perdez des personnes, pouvez-vous l'acheter?
Craignant que Thoang ne sache pas ramer, elle s'est penchee et a pousse le bateau vers l'eau profonde, le bateau a patiemment glisse doucement sur la riviere. Heureusement, l'eau etait calme aujourd'hui, pas aussi agitee qu'il y a quelques jours. Elle s'est retournee en toute tranquillite, laissant le troupeau de canards se balancer pour le dîner.
8
Depuis son enfance, Thoang a vecu dans les montagnes, connaissant chaque branche d'arbre et chaque brin d'herbe dans la foret, ne sachant pas ce que sont les rivieres et les eaux. Je ne comprends pas quelle force a permis a Thoang de tout surmonter, de faire des choses qu'il n'avait jamais faites auparavant. Dire des phrases que les personnes riches en mots ne peuvent pas non plus prononcer. En sortant de la foret, Thoang est comme entre dans un ciel immense, le cœur des gens est ouvert, tout le monde l'aime, donne trop de choses, les maïs sont encore la, trop heureux, je n'ai pas faim a manger. Des jambes solides surmontant des milliers de kilometres, des mains souples poussant le bateau.
Thuan a repris le vent, le ciel etait sombre, Thoang a plante son bateau sur la rive, s'est rapidement dirige vers le poste de secours avance. La route d'acces etait peu inondee, parfois jusqu'aux genoux. Le temps etait toujours ensoleille et pluvieux. Sans demander le chemin, Thoang s'est dirige directement vers la salle d'urgence, reconnaissant immediatement que sa femme etait allongee sur l'autre lit, son fils assis sur le lit d'a cote l'a vue et a crie:
- Oh papa. Maman, papa est rentre!
Toute la famille s'est serree dans les bras en pleurant a chaudes larmes, toute la chambre d'hopital s'est arretee un instant, a regarde et a entendu un sifflement. Le chef du poste a partage la joie dans une atmosphere emouvante, a tapote l'epaule de Thoang et a dit:
- Le bonheur de votre famille est tres grand, quand vous le sortez du tas de boue, la mere et l'enfant sont comme deux statues de terre "attendant leur mari".
Toute la famille de Thoang s'est effondree dans les bras chaleureux du chef de poste. Un instant plus tard, Thoang a dit doucement:
- Les merites des medecins sont aussi grands que le ciel, aussi grands que la mer de l'Est, nous ne savons pas comment les recompenser. Voici un petit cadeau de tout le monde, je l'ai rassemble en chemin, je l'adresse au chef de poste.
- Qu'est-ce que c'est que ça? - a demande le chef de poste avec un visage serieux.
- Oui, monsieur, œuf de canard.
Le chef de poste sourit joyeusement.
- Pourquoi ça? D'accord, tu l'as apporte a la cuisine et tu leur as dit de preparer de la nourriture pour tous les patients cet apres-midi, de se rejouir ensemble, d'accueillir ceux qui sont revenus de la mort...
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Quelques jours plus tard, la femme et les enfants de Thoang se preparaient a quitter l'hopital, l'equipe de secours des soldats est venue rendre visite, Thoang a reconnu le soldat d'autrefois, a cherche frenetiquement quelque chose, et il s'est avere qu'il l'avait perdu sur le chemin. Comprenant l'intention, le soldat a ri et a dit:
- Ce n'est pas que je suis venu ici pour reclamer une lampe de poche. Au moment le plus difficile, nous nous souvenons encore qu'il a dit: "Je n'ai pas besoin d'argent, je demande juste un bus pour rencontrer ma femme et mes enfants, vivant ou mort". Aujourd'hui, toute la famille a ete reunie, sa maison en ruine a egalement ete reconstruite. L'equipe de secours lui a offert une moto, demain il ramenera sa femme et ses enfants dans cette voiture.
Ce n'est pas la famille de M. Thoang, mais tout le monde, en entendant cette phrase, leve la main pour verser des larmes, roulant sur ses joues. Tout le monde imagine, toute la famille de M. Thoang sur une moto, se deplaçant dans toutes les rues du pays pour remercier la Patrie d'avoir donne naissance a des Vietnamiens comme ça.
Saison des crues 2025