Le rappeur a reconnu son manque de responsabilité en permettant au produit d'atteindre un large public, et s'est engagé à retirer les enregistrements dont le contenu était inapproprié et à ne pas interpréter de chansons illégales.
C'est un geste positif. Car dans n'importe quel domaine, savoir reconnaître ses erreurs et les corriger est toujours mieux que d'essayer de protéger ce qui est faux.
Mais plus largement, MCK n'est pas le premier artiste à devoir s'excuser après que son produit ou sa déclaration a rencontré des réactions de l'opinion publique et l'intervention des autorités compétentes.
Ces dernières années, le public a vu à plusieurs reprises des artistes s'excuser pour des publicités fausses, des déclarations inappropriées, l'utilisation d'images choquantes ou la publication de produits controversés. Certaines personnes s'excusent immédiatement. Certaines personnes restent silencieuses pendant longtemps avant de s'exprimer. Certaines personnes n'admettent leurs erreurs qu'après l'intervention des autorités de gestion.
Ce qui mérite réflexion, c'est qu'un "scénario" familier semble s'être formé: le produit suscite la controverse, l'opinion publique réagit, les autorités compétentes interviennent, puis des excuses apparaissent.
Si ce scénario se répète, les excuses perdront progressivement de leur valeur. Il est très facile de les considérer comme une étape dans le traitement de la crise médiatique plutôt que comme une prise de responsabilité volontaire.
Les artistes ont le droit de créer. Personne ne le nie. Le rap ou toute forme d'art a besoin de personnalité, a besoin d'un point de vue personnel, a même besoin de chocs pour créer la différence.
Mais la créativité ne signifie pas rester en dehors de toutes les limites.
Lorsqu'une chanson est mise sur une plateforme numérique, en quelques heures seulement, elle peut atteindre des millions de personnes, dont de nombreux adolescents, la responsabilité du créateur est également beaucoup plus grande. On ne peut pas se baser uniquement sur une ligne d'avertissement d'âge si en réalité tout le monde peut facilement accéder à ce contenu.
L'histoire de MCK montre également que ce n'est pas la seule responsabilité des artistes. Les unités de production et de distribution doivent être plus prudentes avant de diffuser un produit au public. Les plateformes numériques doivent également avoir un mécanisme de contrôle de l'âge plus efficace au lieu de simplement attacher des avertissements formels. Les organismes de gestion doivent également continuer à perfectionner les réglementations afin de garantir à la fois les droits à la créativité et de préserver un environnement culturel sain.
Mais surtout, le facteur décisif reste la conscience de l'artiste. Le public ne l'exige pas d'être parfait, ni d'être si strict qu'il n'accepte pas une erreur. Ce que le public attend, c'est que chaque excuse marque une maturité, et non de clore une affaire pour ensuite ouvrir une autre affaire.
Parce que lorsque les erreurs se répètent puis s'excusent, ce qui est perdu n'est pas seulement la réputation de l'artiste, mais aussi la confiance du public. Et lorsque les excuses sont progressivement considérées comme un moyen de gérer une crise médiatique après chaque scandale, au lieu d'être une demande d'excuses après une erreur, alors les excuses elles-mêmes perdront leur valeur intrinsèque.