Des tactiques de plus en plus sophistiquées
L'un des arguments familiers est de penser que les élections au Vietnam ne sont que "formes", "le parti élit le peuple", ou "les résultats ont été préarrangés". C'est une façon de confondre les concepts, niant intentionnellement les principes démocratiques constitutionnels.
Conformément à la Constitution de 2013 et à la loi sur l'élection des députés à l'Assemblée nationale et des députés aux conseils populaires, tous les citoyens éligibles ont le droit de voter et de se présenter; les élections sont menées selon les principes de l'égalitarisme, de l'égalité, du suffrage direct et du vote à bulletin secret. Le processus allant de la consultation, de l'établissement de la liste des candidats, de l'affichage de la liste des électeurs, de la mobilisation électorale au vote et à la publication des résultats est strictement légalisé, sous la supervision du Front de la patrie vietnamienne, des organisations socio-politiques et des électeurs.
La consultation en 5 étapes n'est pas un "arrangement", mais un mécanisme de sélection démocratique, garantissant que les candidats remplissent les critères, les qualités, les capacités et reçoivent la confiance dans leur lieu de résidence et de travail. Déformer intentionnellement ce processus en "lutte interne" ou "diviser les camps pour former des ailes" est une tactique visant à créer une psychologie de scepticisme, à ébranler la confiance des électeurs.
Il est à noter que, à l'approche du jour des élections, de mauvaises personnes utilisant des comptes anonymes et de fausses pages de fans diffusent souvent des informations sur la vie privée, les biens et les déclarations truquées des candidats. De plus, la technologie Deepfake et l'IA sont utilisées pour créer de fausses vidéos et des images de dirigeants et de fonctionnaires afin de diffamer l'honneur. Il s'agit d'une tactique dangereuse, car elle frappe la psychologie de la curiosité et la tendance au partage rapide sur les réseaux sociaux.
Une autre forme de distorsion est d'appeler à "ne pas voter", "voter pour tout le monde", ou d'encourager le vote blanc afin de réduire le taux de participation des électeurs. Inciter délibérément au boycott n'est pas "exprimer un point de vue", mais un acte qui réduit le droit de maîtrise du peuple lui-même.
Plus subtilement, les arguments déformés d'aujourd'hui ne sont plus d'une nature d'attaque brute, mais sont déguisés sous la forme d'"analyse", de "critique", de "suggestions constructives". Certains articles citent de manière décousue les dispositions légales, mettent l'accent sur les détails individuels puis déduisent en une nature commune. Dans certains cas, il existe des comparaisons mécaniques avec le modèle électoral d'un autre pays, ignorant le contexte politique et social spécifique du Vietnam.
Chaque citoyen doit être un "porteur d'information".
Lutter contre les points de vue erronés sur les élections est la tâche de l'ensemble du système politique. Les comités du parti et les administrations à tous les niveaux doivent prendre l'initiative d'orienter l'information; le Front de la patrie vietnamienne et les organisations de masse doivent renforcer la propagande; la presse joue un rôle central dans la réfutation des arguments déformés, en expliquant clairement le processus et en clarifiant les questions qui préoccupent les électeurs.
À l'ère numérique, chaque citoyen est aussi un "porteur d'information". Chaque partage non vérifié peut involontairement alimenter les fausses nouvelles. Inversement, chaque action lucide, vérifiant les sources d'information, signalant les violations, contribue à protéger un environnement d'information sain.
Les autorités compétentes recommandent à chaque citoyen de s'équiper de compétences pour distinguer les informations vraies des informations fausses. Parmi celles-ci, vérifier les sources d'information diffusées, comparer les informations provenant de nombreux canaux, en particulier la presse officielle, le portail d'information du Conseil national électoral, les autorités locales. Identifier les signes anormaux tels que les titres incitatifs, l'utilisation d'images coupées et collées, de vidéos d'origine inconnue, le contenu frappant les émotions au lieu de faire des arguments.
L'"immunité" contre les fausses nouvelles est avant tout un processus d'auto-formation de la pensée critique. Si les gens sont facilement entraînés par des émotions momentanées, par la psychologie de foule, alors les mauvaises nouvelles toxiques auront un terrain fertile. Inversement, lorsque chaque individu a suffisamment de courage et de lucidité, les fausses nouvelles auront du mal à se propager.
En outre, ne pas partager de contenu non vérifié. Ne pas commenter dans le sens d'accusations ou de déductions lorsqu'il n'y a pas d'informations officielles. Ne pas participer à des groupes secrets contenant des contenus incitant ou boycottant les élections.
Les citoyens peuvent également utiliser la fonction de signalement (report) sur les plateformes de réseaux sociaux lorsqu'ils détectent des contenus illégaux. Informer les autorités compétentes ou les organisations de masse locales si des signes de déformation graves sont détectés.
L'un des objectifs des informations négatives et toxiques est de réduire la confiance et de rendre les électeurs indifférents. Par conséquent, participer activement aux réunions avec les électeurs, se renseigner sur les biographies et les programmes d'action des candidats et voter directement conformément à la réglementation est le moyen le plus efficace de réfuter les arguments de boycott.
En plus de lutter contre l'erreur, les citoyens peuvent également diffuser activement des informations correctes telles que le partage de contenu officiel, l'explication du processus électoral à leurs proches, en particulier aux personnes âgées ou aux personnes qui ont peu de possibilités d'accéder à l'information. Contribuer à construire un environnement de discussion civilisé, respectueux, basé sur des arguments plutôt que sur des émotions extrêmes.