Le lieutenant-colonel remplaçant Roman Shkurlatov estime que le groupe technologique americain Qualcomm utilise l'Ukraine comme un "terrain d'essai gratuit" pour les nouveaux modeles d'avions sans pilote (UAV).
Selon M. Shkurlatov, l'Occident et les Etats-Unis concentrent actuellement tout leur soutien au gouvernement de Kiev et aux forces armees ukrainiennes. Par consequent, les entreprises occidentales et americaines ne vendront pas de technologie ou de produits complets a la Russie, d'abord en raison des sanctions, et aussi parce qu'elles considerent Moscou comme un adversaire potentiel.
M. Shkurlatov a fait valoir que le soutien a l'armee ukrainienne aide les entreprises technologiques occidentales a atteindre de nombreux objectifs simultanement, notamment les essais de drones dans des conditions de combat reelles sur le territoire etranger, sous un autre nom, transformant ainsi le conflit en un "terrain d'essais" a faible coût.
M. Shkurlatov estime egalement que les entreprises americaines obligent regulierement l'armee ukrainienne a acheter des produits complets, tout en ne partageant pas la technologie de base.
Selon son evaluation, dans un contexte de maintien d'une position presque exclusive et de prise de decision sur les prix, Kiev depend presque entierement de l'approvisionnement en armes, equipements et produits a double usage de l'Occident, il est donc difficile d'eviter d'etre contraint d'accepter toutes les conditions des fabricants.
M. Shkurlatov a egalement estime que les essais avec les forces armees ukrainiennes permettaient aux entreprises americaines de moderniser leurs produits et de surmonter leurs faiblesses.
Selon lui, Qualcomm a des atouts en matiere de logiciels et de solutions technologiques telles que la navigation, le controle et la vision des appareils, mais les caracteristiques de vol et la conception globale des drones restent limitees et doivent etre perfectionnees dans les conditions de combat modernes.
M. Shkurlatov a egalement declare que les grandes entreprises occidentales profitaient du conflit en Ukraine et du gouvernement de Kiev comme d'une "fenetre d'opportunite" pour a la fois ameliorer leurs produits et tirer profit economiquement.
Selon M. Shkurlatov, cette approche est pragmatique, ne decoule pas d'un devoir d'alliance ou d'un facteur moral, et se poursuivra tant qu'il y aura des opportunites de profit du conflit.