À 21h00 le 1er avril (heure américaine), soit 8h00 le 2 avril (heure vietnamienne), le président Donald Trump prononcera un discours important devant tout le pays, marquant la première fois qu'il met directement à jour de manière complète la guerre avec l'Iran depuis le début des frappes aériennes américano-israéliennes à la fin du mois de février.
Ceci est considéré comme un moment clé, lorsque les combats entrent dans une phase sensible tant militaire que diplomatique.
Selon des responsables de la Maison Blanche, le message central de M. Trump sera la "mise à jour opérationnelle" - une affirmation que la campagne progresse "comme prévu, voire plus rapidement que prévu".
Il est fort probable qu'il réaffirme son objectif de mettre fin au conflit dans les trois prochaines semaines, un engagement politique dans un contexte de pressions internationales croissantes.
Cependant, ce qui attire tout autant l'attention, c'est le style familier de M. Trump. Auparavant, lors d'un déjeuner à la Maison Blanche, il avait dit à moitié en plaisantant que le discours serait l'occasion de "dire à tout le monde à quel point je suis génial et à quel point j'ai bien fait".
Un autre point notable est le rôle du vice-président JD Vance. M. Trump a révélé que le vice-président négociait activement pour parvenir à un accord avec Téhéran.
À l'inverse, la partie iranienne a également intensifié ses activités médiatiques. Le président Masoud Pezeshkian a publié une lettre ouverte adressée au peuple américain, l'appelant à « regarder au-delà des mots politiques » et estimant que l'image de l'Iran comme une menace est le produit de calculs de pouvoir. Téhéran continue d'affirmer que ses actions militaires ne sont qu'une « légitime défense ».
Pendant ce temps, le terrain de combat continue de s'intensifier. Tel Aviv est secoué par de fortes explosions après que l'Iran a lancé l'une des attaques de missiles les plus puissantes depuis le début de la guerre. Parallèlement, Washington offre une récompense allant jusqu'à 3 millions de dollars pour les informations relatives aux attaques contre des installations diplomatiques américaines en Irak.
Un autre point chaud est le détroit d'Ormuz - une voie de transport d'énergie vitale mondiale. Le Royaume-Uni prévoit d'organiser une réunion en ligne avec 35 pays afin de trouver des solutions pour rouvrir cette route, dans un contexte où le risque d'interruption de l'approvisionnement en pétrole est de plus en plus évident.
L'impact du conflit s'étend également à l'économie et à l'humanité. Les organisations internationales mettent en garde contre une forte stagnation de la croissance du commerce mondial.
Il est à noter qu'au milieu de l'escalade des tensions, M. Trump a également laissé entendre la possibilité du retrait des États-Unis de l'OTAN - une déclaration inquiétante mais qui n'a pas trop paniqué les alliés, car ils ont toujours besoin de l'approbation du Congrès américain.
Tous ces facteurs font du discours d'État de M. Trump non seulement une mise à jour de la guerre, mais aussi un test de la stratégie, du prestige et des ambitions politiques du dirigeant américain. Dans un contexte où la guerre en Iran n'a pas de issue claire, chaque message de la Maison Blanche pourrait façonner la situation dans les semaines à venir.