Le gouvernement français prévoit de préparer une "économie de conflit", en mettant l'accent sur l'expansion des stocks d'armes et l'augmentation des dépenses de défense dans les années à venir.
Selon le projet de loi militaire de 64 pages qui devrait être soumis au Parlement le 4 avril (heure locale), la France tire les leçons des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, soulignant l'augmentation des réserves de munitions au lieu d'étendre la taille des forces armées. Ce plan vise à aider Paris à s'adapter à un environnement de sécurité de plus en plus instable.
Pour atteindre son objectif, la France prévoit d'augmenter ses dépenses de défense de 63,3 milliards d'euros en 2027 à 76,3 milliards d'euros en 2030. Dans le même temps, le pays se fixe pour objectif d'augmenter fortement son arsenal, dont le nombre de drones kamikazes devrait augmenter de 400%, les bombes guidées AASM Hammer d'une augmentation de 240%, ainsi qu'une augmentation de 30% pour les missiles Aster et Mica d'ici 2030.
Dans une déclaration distincte, le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et à rejoindre une "alliance indépendante". Il a cité des pays comme la Corée du Sud, le Japon, le Brésil, l'Inde, l'Australie et le Canada comme partenaires potentiels dans la nouvelle structure de coopération.
M. Macron a souligné que le contexte géopolitique mondial évolue rapidement et que les pays ne devraient pas rester en dehors de ces fluctuations. Selon lui, il est nécessaire de construire un nouvel ordre pour s'adapter à la situation actuelle.
Auparavant, M. Macron avait également refusé de soutenir l'opération militaire américaine et israélienne en Iran, tout en estimant que le problème du détroit d'Ormuz ne pouvait être résolu par des moyens militaires.
Ces mouvements montrent que la France ajuste sa stratégie de défense dans le sens d'un renforcement de l'autonomie et de la préparation à des scénarios de conflit prolongés.