S'adressant au journal Izvestia, l'ambassadeur itinérant du ministère russe des Affaires étrangères, Rodion Miroshnik, a déclaré qu'il était peu probable que la Russie accepte un cessez-le-feu plus long avec l'Ukraine.
Selon lui, la prolongation du cessez-le-feu n'est pas conforme aux intérêts de Moscou, car Kiev pourrait profiter de cette période pour "réorganiser ses forces, renforcer ses fortifications, renforcer ses capacités militaires et se préparer à une nouvelle escalade".
La déclaration a été faite dans un contexte où la Russie a annoncé un bref cessez-le-feu à l'occasion de Pâques. Selon une annonce du Kremlin, le cessez-le-feu est en vigueur à partir de 16h00 le 11 avril (heure de Moscou), soit 20h00 le 11 avril, heure vietnamienne, jusqu'à la fin du 12 avril.
Le président Vladimir Poutine a ordonné aux forces russes de cesser toutes les opérations militaires pendant cette période, tout en maintenant un état de préparation à la réaction en cas d'attaque.
Du côté ukrainien, le président Volodymyr Zelensky a également déclaré qu'il était prêt à prendre des mesures similaires, ce qui montre la possibilité que les deux parties réduisent temporairement les tensions pendant les vacances.
Cependant, selon M. Miroshnik, la période de cessez-le-feu actuelle n'est que très limitée, principalement destinée à permettre aux gens d'assister à des fêtes religieuses importantes. Il a souligné que la Russie n'avait pas l'intention de transformer un cessez-le-feu à court terme en un accord à long terme.
Auparavant, la Russie avait annoncé un cessez-le-feu à l'occasion de Pâques en 2025, d'une durée de 3 jours. Cependant, les efforts de cessez-le-feu à long terme entre les deux parties n'ont pas encore fait de percée significative.
Dans un contexte où le conflit russo-ukrainien ne montre aucun signe de désescalade, les cessez-le-feu symboliques à court terme comme Pâques sont considérés comme rares, mais pas suffisants pour ouvrir les perspectives d'un accord de paix durable.