Israël et les États-Unis ont attaqué le site de la centrale nucléaire de Bushehr pour la 3e fois depuis le 28 février, a annoncé l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA) sur le réseau social X le 28 mars.
Un objet s'est écrasé dans la zone proche de la centrale nucléaire, mais il n'y a pas eu de signalement de victimes, de dommages ou d'incidents techniques", indique le communiqué.
L'AEOI souligne que "les attaques contre les infrastructures nucléaires civiles violent toutes les normes du droit international et menacent la sécurité régionale".
La zone de la centrale nucléaire de Bushehr a été attaquée pour la première fois le 17 mars, et la deuxième attaque a eu lieu le 24 mars.
L'Iran a informé l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de ces incidents.
L'AIEA a été informée par l'Iran d'une nouvelle attaque dans la zone de la centrale nucléaire de Bushehr, il s'agit du 3e incident en 10 jours. Aucun dommage n'a été enregistré au réacteur en exploitation, ni fuite radioactive; l'état de l'usine est toujours normal, selon la partie iranienne", a déclaré l'AIEA.
Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a une fois de plus exprimé sa "profonde préoccupation" face aux informations faisant état d'activités militaires à proximité des centrales nucléaires, avertissant que cela "pourrait provoquer un grave incident radioactif si le réacteur est endommagé".
M. Grossi a appelé les parties à "faire preuve d'une retenue maximale" afin d'éviter les risques pour la sécurité nucléaire dans le contexte du conflit.
Le 27 mars, la Russie a déclaré avoir soulevé la question de la menace à la sécurité nucléaire liée aux attaques près de l'usine de Bushehr lors d'une consultation à huis clos au Conseil de sécurité des Nations unies.
La mission permanente de la Russie auprès des Nations unies a déclaré sur Telegram: "À l'initiative de la Russie, le Conseil de sécurité a tenu des consultations à huis clos sur les conséquences humanitaires de la crise actuelle au Moyen-Orient due aux attaques américaines et israéliennes contre l'Iran".
La Russie a publié des données sur de nombreuses victimes civiles iraniennes, des infrastructures civiles détruites ainsi que des attaques contre des établissements d'enseignement. Nous notons également particulièrement les menaces à la sûreté nucléaire et à la sécurité physique nucléaires dues aux attaques qui se déroulent à proximité de l'usine de Bushehr. Nous condamnons les attaques contre les infrastructures civiles dans tous les pays de la région", souligne le communiqué.