Le 24 janvier, s'exprimant a bord du jet prive Air Force One a son retour de Davos, le president Donald Trump a declare que les Etats-Unis deployaient une puissante marine en direction du Moyen-Orient. Il a affirme que de nombreux navires de guerre se deplaçaient pour prevenir toute imprevue, meme s'il ne souhaitait pas qu'un conflit se produise.
Selon le plan, le groupe de combat du porte-avions USS Abraham Lincoln et des destroyers lance-missiles guides arriveront dans la region dans les prochains jours. En outre, les systemes de defense aerienne sont egalement renforces autour des bases americaines et israeliennes. Le Royaume-Uni participe a cette initiative en envoyant des chasseurs Eurofighter Typhoon au Qatar.
Un haut responsable iranien a declare que son pays considererait toute attaque comme un acte de "guerre totale" et a affirme qu'il riposterait par les mesures les plus severes.

Le general Ali Abdollahi Aliabadi - chef du centre de Khatam-al Anbiya, agence de coordination de l'armee et de la Garde revolutionnaire iranienne - a averti que si les Etats-Unis attaquaient, toutes les bases militaires americaines de la region deviendraient des "objectifs legitimes".
Cette escalade militaire intervient sur la base d'une grave crise interne sans precedent en Iran. Le 23 janvier, l'organisation de defense des droits de l'homme HRANA a publie un rapport indiquant que le nombre de morts lors des emeutes en Iran avait depasse les 5 000. Parmi eux, plus de 4 700 manifestants et des centaines d'agents de securite, marquant la vague la plus sanglante depuis 1979.
La cause profonde de la vague de troubles est consideree comme venant de l'effondrement economique. Lors du Forum de Davos, le secretaire americain au Tresor, Scott Bessent, a estime que la strategie de "pression maximale" des Etats-Unis avait reussi. Il a estime que l'economie iranienne s'etait effondree en decembre dernier, que la depreciation de la monnaie nationale et la faillite bancaire avaient mis les gens dans une impasse.
A Geneve, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a decrit la situation comme "horrible" avec des milliers de personnes, dont des enfants, tuees dans les rues, tout en appelant l'Iran a cesser immediatement les mesures de repression energiques.