Le president americain Donald Trump a decide de suspendre temporairement les options d'attaque militaire contre l'Iran, apres que Washington a reçu une serie d'efforts diplomatiques d'urgence de la part des pays du Golfe et d'Israël afin d'eviter le risque d'une propagation du conflit au Moyen-Orient.
Selon des sources diplomatiques, l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont eu des appels telephoniques urgents avec la Maison Blanche, appelant les Etats-Unis a reporter les actions militaires afin de permettre a Teheran d'envoyer des signaux de desescalade. Un haut responsable saoudien a decrit cela comme une operation diplomatique acharnee a la derniere minute, dans le but d'empecher de graves consequences pour la securite regionale.
Au meme moment, le Premier ministre israelien Benjamin Netanyahu a egalement envoye un message similaire a Washington. Selon les medias americains, M. Netanyahu a exprime son inquietude quant au fait qu'une attaque americaine pourrait entraîner des contre-attaques de represailles contre Israël, augmentant ainsi le risque d'instabilite securitaire.
A la fin de la journee du 14 janvier, le president Trump a fait signe d'un renversement de tendance en declarant qu'il avait reçu l'assurance que la violence en Iran montrait des signes de fin. M. Trump a ecrit sur les reseaux sociaux que c'etait une information positive et a exprime son espoir que cette tendance se poursuivrait.
Le 15 janvier, la partie iranienne, par l'intermediaire du ministre iranien des Affaires etrangeres, a affirme qu'elle n'avait pas l'intention d'appliquer la peine de mort aux manifestants. Le cas d'Erfan Soltani, 26 ans, qui avait ete menace d'execution dans la ville de Karaj, a ete confirme comme n'etant pas condamne a mort.
Malgre les signes de refroidissement, la Maison Blanche maintient une position ferme. L'administration americaine a averti qu'il y aurait de graves consequences si la violence se reproduisait, tout en affirmant que les pressions diplomatiques et militaires precedentes avaient contribue a empecher des centaines d'executions en Iran.
Non seulement les allies proches des Etats-Unis, mais de nombreux autres pays comme la Turquie et l'Egypte appellent egalement a la retenue.
S'exprimant lors d'une conference de presse le 15 janvier, la secretaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirme que le president Donald Trump examinait toujours attentivement toutes les options. Elle a souligne que de nombreuses informations actuelles basees sur des sources anonymes sont speculatives, tout en affirmant que seul le president decidera de la prochaine etape.