Le 5 mai, l'agence de presse Anadolu a rapporté que le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré qu'un "nouveau front" se formait dans le détroit d'Ormuz.
Dans un message sur le réseau social X, M. Ghalibaf a déclaré que la sécurité maritime et le transport d'énergie à travers le détroit d'Ormuz avaient été affectés par les États-Unis et leurs alliés. Selon lui, la raison vient du fait que les parties ont violé le cessez-le-feu et imposé un blocus dans cette zone.
L'expression "nouvelle face" a été utilisée par M. Ghalibaf pour décrire la situation changeante dans le détroit d'Ormuz. En conséquence, l'Iran estime que la région n'est plus seulement un point chaud militaire entre Téhéran et Washington, mais qu'elle est devenue un lieu entrelacé de nombreux facteurs: le blocus naval, la sécurité maritime, le transport de pétrole et la pression sur l'approvisionnement énergétique mondial.
Le président du Parlement iranien a également estimé que le maintien du statu quo exercerait une pression sur les États-Unis. Cependant, l'agence de presse Anadolu n'a pas donné de réponse immédiate de Washington à cette déclaration.
Le détroit d'Ormuz est situé entre l'Iran et la péninsule arabique, reliant le golfe Persique à la mer d'Arabie et à l'océan Indien. C'est l'une des routes de transport de pétrole les plus importantes au monde. Par conséquent, toute perturbation dans cette région pourrait affecter le commerce, le transport d'énergie et les prix internationaux du pétrole.
Selon Anadolu, les tensions régionales se sont intensifiées après que les États-Unis et Israël ont mené des attaques contre l'Iran le 28 février. Téhéran a ensuite riposté contre Israël ainsi que contre certains alliés américains dans le Golfe. Les tensions ont continué de s'intensifier lorsque l'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, suscitant des inquiétudes quant au risque d'interruption du transport d'énergie.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril par l'intermédiaire du rôle de médiateur du Pakistan. Cependant, les négociations à Islamabad n'ont pas abouti à un accord à long terme. Par la suite, le président américain Donald Trump a prolongé le cessez-le-feu mais n'a pas fixé de date précise.
Depuis le 13 avril, les États-Unis ont commencé à mettre en œuvre un blocus naval visant les activités maritimes de l'Iran dans le détroit d'Ormuz. La confrontation entre les États-Unis et l'Iran autour de cette route maritime rend le cessez-le-feu au Moyen-Orient confronté à de nombreuses instabilités.
Il n'y a actuellement aucun signe indiquant que les parties ont atteint un mécanisme de stabilité à long terme pour gérer les tensions dans la région. Alors que l'Iran estime que les États-Unis et leurs alliés augmentent les risques maritimes, Washington continue de maintenir des opérations militaires pour contrôler la situation dans ce détroit stratégique.