Le 11 mai (heure de Moscou), l'agence de presse TASS a cité la déclaration du président du Parlement iranien Mohammad Bagher Ghalibaf selon laquelle l'Iran considère sa proposition en 14 points comme la seule option pour résoudre le conflit avec les États-Unis.
Dans un message sur le réseau social X, M. Ghalibaf a souligné qu'il n'y avait pas d'autre choix que de reconnaître les droits du peuple iranien comme indiqué dans la proposition en 14 points.
Il n'y a pas d'alternative à la reconnaissance des droits du peuple iranien énoncés dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait totalement infructueuse et ne mènerait qu'à l'échec", a écrit le président du Parlement iranien.
Selon lui, la prolongation du processus de négociation causera des pertes plus importantes à Washington.
Auparavant, au début du mois de mai, l'Iran avait transmis une proposition de 14 points aux États-Unis par l'intermédiaire du Pakistan. Ce document est décrit comme une « feuille de route » vers un accord entre les deux parties.
La proposition de l'Iran a été faite en réponse à l'initiative en 9 points que les États-Unis avaient envoyée précédemment. Cependant, le contenu détaillé des deux documents n'a pas encore été entièrement publié.
Selon l'agence de presse iranienne Fars, la proposition de réponse de Téhéran n'inclut pas la suspension de l'enrichissement uranium dans 15 ans. Ce document n'accepte pas non plus de rouvrir le détroit d'Ormuz avant que les deux parties ne parviennent à un accord final.
Le détroit Ormuz est une route maritime stratégique, qui joue un rôle important dans le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Par conséquent, la question de la réouverture de cette route est considérée comme l'un des points clés des échanges entre l'Iran et les États-Unis.
La déclaration de M. Ghalibaf a été faite dans un contexte où les deux parties ont encore de nombreuses divergences sur le programme nucléaire iranien, les sanctions américaines et la sécurité maritime dans le Golfe. On ne sait pas encore comment Washington répondra à la nouvelle position de Téhéran.