Le 14 avril, le chancelier allemand Friedrich Merz a confirmé que la question de la sécurité énergétique de la Hongrie serait au centre des discussions lors du sommet non officiel de l'UE, qui se tiendra à Chypre dans deux semaines.
M. Merz a affirmé que l'UE ferait une proposition officielle sur la conversion de la feuille de route d'approvisionnement en pétrole pour Budapest. Au lieu de continuer à dépendre du système de pipelines Druzhba en provenance de Russie, la Hongrie est encouragée à utiliser le pipeline traversant le territoire croate pour accéder aux sources de pétrole du marché international.
Le Premier ministre Merz a noté que cette proposition n'était pas nouvelle, mais que le gouvernement précédent à Budapest l'avait fermement rejetée pendant longtemps afin de maintenir les relations énergétiques avec Moscou.

Cependant, avec le changement de personnel de haut niveau après les récentes élections, les dirigeants de l'UE espèrent un nouveau chapitre dans la politique étrangère de la Hongrie.
J'espère que beaucoup de choses changeront à partir de maintenant. La Hongrie ne cherchera plus à se rapprocher de la Russie, mais s'efforcera avec nous de prendre des décisions au niveau européen", a souligné M. Merz.
Le passage à un oléoduc traversant la Croatie (ligne Adria) est considéré par les experts comme une étape stratégique visant à couper le "fil" énergétique restant entre la Russie et l'Europe centrale.
C'est également un test difficile pour le nouveau gouvernement hongrois pour équilibrer les intérêts économiques à court terme et les engagements politiques à long terme envers l'UE.
L'abandon du pétrole russe bon marché du système Druzhba nécessite un consensus élevé des entreprises énergétiques nationales et un soutien financier important de Bruxelles pour compenser les coûts de transition des infrastructures.
Les diplomates de Bruxelles espèrent que si Budapest accepte cette feuille de route, elle créera une unité sans précédent dans la politique de sanctions énergétiques de l'UE.