Le conflit qui a éclaté fin février au Moyen-Orient a commencé à avoir des conséquences directes sur la chaîne d'approvisionnement mondiale en carburant. Selon les dernières analyses de la conférence sur l'énergie CERAWeek qui s'est tenue aux États-Unis, après le carburant aviation, le gazole et l'essence devraient être les prochains objectifs à tomber dans une pénurie.
La fermeture du détroit d'Ormuz - qui transporte jusqu'à 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié du monde - a créé un "trou" énorme dans l'offre. Les observateurs ont constaté que cette vague de pénurie se propage rapidement d'Asie du Sud à l'Asie de l'Est et se rapproche actuellement de la frontière européenne.
La réalité montre que les perturbations dans les artères maritimes importantes non seulement augmentent le coût de l'énergie, mais menacent également directement les activités de transport et de production industrielle. Les experts économiques estiment que l'Europe est confrontée à un test majeur de son autonomie et de sa réserve énergétique.
Alors que les pays alliés occidentaux recherchent activement des sources d'approvisionnement alternatives en provenance de l'hémisphère occidental ou d'Afrique, le temps de se débrouiller s'épuise progressivement à l'approche du mois d'avril. La forte dépendance au flux d'énergie à travers le détroit d'Ormuz fait que toute perturbation militaire ici pourrait conduire à un scénario de pénurie généralisée.
Lors du même événement, la ministre allemande de l'Économie, Katherina Reiche, a également exprimé sa profonde inquiétude face aux pressions qui pèsent sur la plus grande économie du continent. Bien qu'actuellement les réserves stratégiques allemandes soient toujours au seuil de sécurité, Mme Reiche a averti que si le conflit se poursuivait, la pénurie réelle de volume se révélerait dès avril ou mai.
Les experts ont découvert qu'il s'agissait d'un signal d'alerte rouge indiquant que les plans de secours actuels ne sont que de nature à court terme et ne peuvent pas résister si la chaîne d'approvisionnement est complètement rompue à long terme.
Par ailleurs, la pression de l'opinion publique nationale est également un problème difficile pour les dirigeants européens. Lorsque les prix de l'essence et du pétrole aux stations de pompage ont continuellement atteint des sommets, la confiance des consommateurs a commencé à vaciller, obligeant les gouvernements à peser le pour et le contre entre les engagements extérieurs et la stabilité de la sécurité sociale.
La préparation d'un scénario de pénurie d'énergie n'est pas seulement une question économique, mais aussi une tâche vitale pour maintenir l'unité et la stabilité de l'ensemble du bloc dans le contexte géopolitique volatil actuel.