Le 11 juin, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a appelé le Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) à intervenir et à prendre des mesures contre l'Iran après une série de nouveaux développements tendus au Moyen-Orient.
Selon l'agence de presse TASS, l'appel a été lancé dans une déclaration commune après la réunion du Conseil des ministres du CCG qui s'est tenue dans la capitale bahreïni, Manama.
Dans la déclaration, le CCG a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies et à la communauté internationale d'assumer leurs responsabilités en condamnant les actes d'attaque dans la région, tout en obligeant les parties concernées à assumer leurs responsabilités.
Ce bloc a souligné que toutes les mesures de traitement doivent garantir le respect de la souveraineté des nations, tout en contribuant à maintenir la paix et la sécurité dans la région ainsi qu'à l'échelle mondiale.
Les ministres des Affaires étrangères du CCG ont également imputé la responsabilité à l'Iran pour ce qu'ils ont décrit comme des actes hostiles et les graves conséquences pour la sécurité régionale, les opérations maritimes internationales et l'approvisionnement énergétique.
La déclaration appelle également à la cessation immédiate de toutes les attaques contre les États membres du CCG, les intérêts économiques ainsi que les citoyens du bloc.
Cette évolution se produit dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l'Iran ces derniers jours.

Selon TASS, à l'aube du 11 juin, les États-Unis ont mené des frappes aériennes sur le territoire iranien en réponse à l'abattage précédemment d'un hélicoptère de combat de l'armée américaine.
Après l'attaque de Washington, l'Iran aurait lancé des attaques contre des bases militaires américaines à Bahreïn, en Jordanie et au Koweït. Les représailles successives suscitent des inquiétudes quant au risque d'une propagation du conflit au Moyen-Orient.
Le même jour, le président américain Donald Trump a averti Washington qu'il pourrait continuer à cibler les infrastructures iraniennes si les tensions ne s'apaisaient pas. En conséquence, les objectifs potentiels pourraient inclure des ponts, des routes, des systèmes électriques et de nombreux autres projets stratégiques.
Les observateurs estiment que les derniers développements rendent l'environnement de sécurité au Moyen-Orient plus instable. Il s'agit d'une région qui joue un rôle particulièrement important pour le marché mondial de l'énergie, et qui est également le centre de nombreuses routes maritimes vitales du monde.
Dans un contexte où les parties émettent continuellement des avertissements et des mesures de représailles, la communauté internationale suit de près la situation afin d'empêcher le risque d'une crise à plus grande échelle dans la région.