L'agence de presse d'État IRNA a confirmé que le président iranien Masoud Pezeshkian, chef de l'organe judiciaire et membre clé du Conseil de tutelle constitutionnel, avait officiellement repris le pouvoir de gouverner le pays.
La décision de créer ce "triumvirat" a été prise juste après l'annonce officielle du décès du Guide suprême Ali Khamenei après une attaque de missiles à longue portée le matin du 28 février.
Selon la constitution de la République islamique, si le Guide suprême décède ou n'est plus en mesure de diriger, un conseil intérimaire sera mis en place pour s'assurer que l'appareil d'État ne tombe pas en état de paralysie.
L'arrivée du président Masoud Pezeshkian à ce conseil est considérée comme un facteur clé pour maintenir les activités administratives et diplomatiques minimales de l'Iran dans le contexte de l'escalade des tensions dans le Golfe.
Avec M. Pezeshkian, le chef de l'organe judiciaire et un représentant du Conseil de tutelle constitutionnel formeront un "équilibre de pouvoir". Le Conseil de tutelle est à l'origine l'organe ayant le pouvoir suprême de superviser les lois et d'approuver les candidats politiques, de sorte que leur présence dans le groupe de direction temporaire est une garantie de la légitimité du nouveau gouvernement.
Actuellement, la partie iranienne n'a pas encore annoncé la date précise de cette période de transition ni la portée détaillée des pouvoirs des membres du conseil. Cependant, la tâche la plus urgente de ce trio de pouvoirs est de stabiliser la situation de sécurité nationale après les lourdes pertes causées par les frappes aériennes de la coalition américano-israélienne.
Des rapports iraniens montrent que les hauts dirigeants des agences de renseignement et de sécurité nationale ont subi de graves dommages. Par conséquent, le conseil de direction temporaire est confronté à une pression énorme pour reconstruire le système de défense et préparer le processus d'élection du successeur officiel au poste de Guide suprême.
Alors que le conseil a temporairement entamé ses premières réunions d'urgence, les puissances européennes ont rapidement lancé un message exhortant Téhéran à s'abstenir de représailles militaires.
Les observateurs estiment que le choix de ces 3 personnalités montre que l'Iran essaie d'envoyer un signal de stabilité et de respect de la constitution, même si en réalité le pouvoir est violemment ébranlé après la mort de M. Khamenei.